Une cuisine se vend au showroom et se joue à la pose
Le client entre au showroom avec une envie et un budget. Il repart avec un plan, qui sera refait trois fois : le frigo américain ne passe pas, la hotte doit descendre de dix centimètres, l'îlot devient une péninsule. Chaque version change les quantités, donc le devis, donc la commande au fabricant. Quand les caissons arrivent, une façade est abîmée, un plan de travail est ébréché ou un carton manque, et la pose, calée avec le plombier et l'électricien, glisse d'une semaine.
Un agenceur qui fabrique en atelier connaît la même chaîne avec ses propres pièges : un relevé de cotes à vérifier avant de débiter, des panneaux à commander, des chutes qui dorment au fond de l'atelier, un poseur seul face à une bibliothèque qui ne rentre pas dans la cage d'escalier. Dans les deux cas, la perte de temps vient de la même source : ce qui se dit au showroom, ce qui se commande et ce qui se pose ne vivent pas dans le même dossier.
Du relevé de cotes à la dernière reprise
Le relevé et le devis, au linéaire
Prenons une cuisine en U de quatre mètres vingt, avec un îlot et un plan de travail en quartz. Après le relevé de cotes, dans la voiture, vous ouvrez « Devis rapide » et vous dictez : caissons et façades, plan de travail, crédence, îlot, découpe et pose de la plaque et du four encastrés, livraison et installation. Le devis dicté à la voix sort classé par lot, chaque poste porté d'un niveau de certitude, « sûr », « probable » ou « à vérifier ». Les prix viennent de votre bibliothèque, au mètre linéaire, à l'unité ou au forfait ; ce qui manque, une cote ou une référence, est listé à part dans « À confirmer ».
La bibliothèque de départ « Agencement sur mesure » compte une trentaine de prestations : relevé de cotes, plans et rendu en trois dimensions, cuisine sur mesure, îlot, plan de travail, crédence, habillages, finitions. Ses prix sont indicatifs : vous les ajustez aux vôtres. Dans notre exemple, le devis relu atteint 14 600 € HT.
Le client questionne, signe, verse son acompte
Le client reçoit un lien, sans compte à créer. Dans son portail client, il lit le devis ligne par ligne et pose sa question sur le plan de travail : quartz ou stratifié ? Si vous avez ouvert les commentaires, votre réponse reste attachée à la ligne ; sinon elle suit dans le fil « Vos questions ». Il signe à l'écran ; la date, l'heure et l'adresse IP de la signature sont enregistrées. La facture d'acompte part à la commande, depuis votre boîte e-mail, et la relance se déclenche seule si elle tarde.
Le plan d'exécution et les vues que vous avez préparés dans votre outil de conception se déposent dans le dossier, datés : la version de référence reste au dossier, pas dans un e-mail perdu. C'est vous qui les transmettez au client.
La fabrication et la commande, suivies
Une fois la commande confirmée, le dossier passe dans « Fabrication et pose ». Le responsable d'atelier voit les fabrications en cours, les poses de la semaine et, chaque matin, les alertes qui comptent : « Fabrication en retard », « Pose à planifier », « Commande à lancer », « Réserve à lever ». Chaque alerte porte son bouton d'action. Plus besoin de relire un tableur pour savoir quel meuble doit sortir de l'atelier jeudi.
La pose, signée sur place
Le poseur travaille depuis l'application terrain, installée sur l'écran d'accueil de son téléphone. En fin de pose, il ouvre le bon d'intervention : travaux dictés, fournitures prises dans la bibliothèque, temps passé, photos avant et après. Le client signe du doigt sur l'écran. Le bon reçoit son numéro, le PDF part dans son espace et par e-mail, et l'intervention passe « à facturer » au bureau.
Les reprises, retrouvées avec leur historique
Trois semaines plus tard, une charnière grince. Le client le signale depuis son espace avec « Faire une demande » : elle arrive dans vos reprises, rattachée à son dossier, avec la pose, les photos et le bon signé. Vous savez déjà qui est passé et ce qui a été fait. La reprise se règle avec un nouveau bon signé.
Consulter vos poseurs, vos électriciens, vos plombiers
Une cuisine mobilise d'autres métiers que le vôtre : raccordements électriques, alimentations d'eau, évacuation, parfois un maçon pour une niche. Depuis le dossier, vous lancez une consultation : le lot à chiffrer, les plans que vous cochez, une échéance. Chaque artisan répond par un lien, gratuitement, au global ou ligne par ligne ; vous voyez qui a ouvert et qui est en retard, vous comparez et vous attribuez : le bon de commande se génère sans ressaisie. Le prix que vous vendez au client ne leur est jamais montré.
Et quand c'est vous qu'un architecte d'intérieur ou une entreprise générale consulte pour l'agencement d'un appartement, vous recevez un lien avec les plans, les photos et le planning partagés, vous répondez, et le bon de commande reprend les lignes du lot. La page atelier d'agencement décrit ce flux. Pour le prescripteur lui-même, voyez la page du décorateur d'intérieur.
Les mots de la cuisine et de l'agencement
Le menu lit « Fabrication et pose », « Reprises » et « Équipes de pose » ; dans les devis, le vocabulaire de l'atelier reste le vôtre :
- Caissons : caisson bas, caisson haut, colonne, tiroir, coulisse, fond, étagère, tablette.
- Façades : stratifié, laqué, plaqué bois, vernis ou huile, poignée, charnière.
- Plans de travail : stratifié, quartz, bois, céramique, découpe d'évier et de plaque, chant, crédence.
- Agencement : dressing, bibliothèque, banquette, tête de lit, habillage mural, claustra, verrière.
- Pose : relevé de cotes, mise de niveau, calepinage, raccordement, retouche, reprise.
Les documents de l'atelier
Le dossier d'une cuisine ou d'un agencement porte plusieurs pièces. Corsala les rattache toutes au même endroit :
- Le devis, signé en ligne, et la facture d'acompte qui suit.
- Le relevé de cotes et les plans d'exécution, que vous déposez dans le dossier : Corsala les range, il ne les dessine pas.
- La fiche de débit, que votre logiciel de fabrication produit : vous la joignez au dossier.
- Le bon de commande au fournisseur et le bon de livraison.
- Le bon d'intervention de pose, signé, numéroté, avec photos.
- Le procès-verbal de réception et les réserves éventuelles.
Les chutes et le stock de l'atelier
Avant de commander un panneau, un agenceur devrait savoir ce qu'il a déjà en chutes. La gestion du stock de Corsala n'est pas ouverte aux nouveaux espaces aujourd'hui : elle affiche « Restes à valoriser », les chutes et fins de chantier réutilisables, en mètres carrés, avec un plan de dépôt, des emplacements étiquetés par code QR et un inventaire au scan. Dans votre espace, les chutes notées dans le dossier du chantier restent visibles de toute l'équipe.
Combien coûte Corsala pour un cuisiniste ou un agenceur
Le CRM est gratuit, sans abonnement. Toutes les fonctionnalités disponibles sont comprises : devis, chantiers de pose, bons d'intervention, reprises, consultation des poseurs et des artisans. Prenons un atelier de huit personnes : le dirigeant, une assistante, un dessinateur, un responsable d'atelier et quatre poseurs. Les huit utilisent Corsala sans rien payer, au bureau comme à la pose.
Seul, avec quelques cuisines par mois, vous disposez de tout sans rien payer : le devis dicté (seule l'IA se paie, au jeton, avec 200 jetons IA offerts à l'ouverture de l'espace, partagés par toute l'équipe, puis recharges), la signature, les factures et les relances. Poseurs, fournisseurs et clients invités sont gratuits, sans limite. Le détail de ce que comprend le CRM est sur la page tarifs.
Venir d'un logiciel de conception ou d'un tableur
Gardez votre logiciel de conception : Corsala prend ses plans en PDF et tout ce qui vient après. Côté prix, le tarif de votre fabricant ou de votre fournisseur de panneaux se charge depuis un fichier CSV ou Excel, jusqu'à 5 000 lignes ; l'IA associe les colonnes, vous corrigez, et la simulation montre ce qui sera créé avant que rien ne soit écrit. À défaut, elle lit un à dix de vos anciens devis de cuisine et retient un prix médian par ouvrage. Vos contacts arrivent par un export que notre équipe charge à l'ouverture.
Si vous utilisez un outil de gestion généraliste comme Inter-Fast, Obat ou Costructor, vous avez déjà des devis et des factures. Corsala apporte le suivi de la commande côté client, la consultation comparée de vos poseurs et les reprises rattachées au dossier. Les comparatifs et la page changer de logiciel détaillent chaque cas.
Ce que Corsala ne fait pas
Corsala ne conçoit pas de cuisine en trois dimensions et ne sert pas de logiciel de débit ou de fabrication assistée : vos plans et vos fiches de débit viennent de vos outils et se rangent dans le dossier. Il n'importe pas les références d'un fabricant et vous chiffrez avec vos propres prix, le catalogue des fournisseurs en un clic restant à venir. Un bon de pose signé ne se corrige pas, une erreur se reprend par un nouveau bon, et les encaissements s'enregistrent à la main puisqu'il n'existe pas de lien de paiement en ligne.
Commencer sur une cuisine en cours
Reprenez la dernière cuisine relevée : dictez son devis au retour de l'atelier, partagez-le au client et regardez sa question arriver, sur la ligne du plan de travail si vous avez ouvert les commentaires. Ouvrir votre espace ne coûte rien, et une démonstration sur un dossier d'atelier est possible avant de vous décider.