Le décorateur vend une ambiance, et son temps est le premier poste qu'on lui offre
Un décorateur d'intérieur construit un univers : les couleurs, les matières, le mobilier, la lumière, les rideaux, parfois quelques travaux. Son client achète une sensibilité plus qu'un plan, et c'est ce qui rend son métier à la fois agréable et difficile à facturer. Chaque rendez-vous donne naissance à une variante, chaque variante à un nouveau jeu de planches, et le client, qui hésite entre deux teintes, rouvre un sujet que l'on croyait clos.
Sa journée est faite de découpages : un matin chez un client, un après-midi en showroom, un soir à composer des planches, un autre à relancer l'artisan qui doit poser la peinture. L'argent se perd dans des endroits peu visibles. Les heures de conception, jamais comptées. Les variantes demandées sans que personne n'ait écrit qu'elles étaient hors mission. La validation d'une planche qui tient dans un « j'adore » par message, et que le client conteste à la livraison.
Entre le concept et l'installation, plusieurs métiers interviennent : le peintre, le menuisier, le tapissier, l'électricien, le fournisseur de mobilier. Chacun reçoit des consignes par des canaux différents, et le décorateur est la seule personne à tout savoir.
De la première visite à l'installation finale
La visite et la proposition d'honoraires
Après la visite, vous composez la proposition d'honoraires : l'assiette de travaux, votre taux d'honoraires, les phases qui concernent votre mission, des forfaits hors phase pour la conception de planches ou le sourcing. Pour une mission de décoration, les phases se lisent à votre façon : l'esquisse pour le concept, l'avant-projet définitif pour le projet validé, la consultation pour les artisans, la direction de l'exécution pour le suivi, la réception pour la livraison. Vous décochez celles qui ne vous concernent pas. Les honoraires par phase se signent en ligne ; le contrat de mission se joint au dossier en PDF.
Les planches et les plans : une version, un accord
Vous exportez vos planches, vos plans d'aménagement, vos rendus, au format PDF ou image, et vous les déposez dans le projet. Chaque version est conservée ; rien n'est visible avant « Envoyer au client ». Vous transmettez au client le lien de la page « Vos livrables » (bouton « Voir côté client ») : l'accueil de son espace n'y mène pas. Il y ouvre le document, épingle ses remarques directement sur l'image, puis demande des modifications ou donne son bon pour accord. La décision est horodatée avec son adresse IP. Trois mois plus tard, quand la teinte du canapé est contestée, vous savez quelle version il a validée.
Le budget et le devis : achats, artisans, marge
Les achats que vous refacturez et les travaux que vous coordonnez se chiffrent dans un devis. Vous dictez la liste, pièce par pièce, et Studio Lia range les postes par lot, marque ceux qui restent à vérifier, reprend vos prix. Côté achats, la marge matériaux compare le prix client au prix d'achat. Dans notre exemple, le devis des travaux et de l'ameublement d'un appartement de quatre-vingts mètres carrés atteint 38 000 € HT.
Les artisans consultés
Pour la peinture, la menuiserie, la tapisserie, vous lancez une consultation depuis le projet : les plans et photos que vous cochez, une échéance. Chaque artisan répond par un lien, sans abonnement, et vous comparez les offres. Le prix que vous facturez à votre client ne leur est jamais montré. À l'attribution, le bon de commande se génère. La page du peintre décrit le côté de celui qui répond.
Le suivi de chantier : comptes rendus et photos
Pendant l'installation, vous dictez le compte rendu de visite, vous rangez les photos du jour, et le client suit l'avancement sur sa frise. Les photos que vous choisissez de lui montrer arrivent dans son espace, celles que vous gardez en interne restent à vous.
La livraison et les réserves
À la livraison du mobilier, le client signale ce qui ne va pas. Vous scannez le procès-verbal, même griffonné à la hâte ; chaque point lu devient une réserve avec ses photos, relancée auprès du fournisseur ou de l'artisan concerné.
Le temps passé, enfin visible
Le minuteur tourne sur le projet pendant que vous composez les planches, ou vous saisissez « 1h30 » en sortant d'un rendez-vous. La fiche du projet compare le temps valorisé aux honoraires signés ; l'accueil signale « Projet dont le temps dépasse les honoraires » avant que vous n'acceptiez la variante suivante.
La quatrième variante : poser une limite sans froisser le client
En décoration, la dérive la plus fréquente n'est pas technique, elle est relationnelle : le client demande une variante de plus, puis une autre, et le décorateur n'ose pas dire qu'elles sortent de la mission. Dans Corsala, la limite est visible avant la conversation. Le minuteur montre combien d'heures le projet a déjà consommé face aux honoraires signés ; l'accueil signale le dépassement. Vous proposez alors un forfait hors phase pour les variantes supplémentaires, que le client signe en ligne comme le reste de la mission. Le client n'a pas l'impression d'un reproche, il lit une proposition claire, et vous ne travaillez plus gratuitement par politesse.
Le vocabulaire du décorateur d'intérieur
Dans le menu, « Missions », « Clients » et « Chantiers » ; dans les lignes et les documents, les mots de la décoration :
- Conception : planche d'ambiance, palette, matières, plan d'aménagement, variante, rendu.
- Mobilier et textile : canapé, table, luminaire, rideau, tapis, tapisserie, papier peint.
- Travaux : peinture, revêtements, menuiserie sur mesure, éclairage, électricité, pose.
- Chantier : consultation des artisans, calendrier de livraison, installation, réserves.
Les documents du décorateur
- La proposition d'honoraires, signée en ligne, et le contrat de mission en PDF.
- Les planches et les plans, par version, avec leur bon pour accord.
- Le devis des travaux et des achats refacturés, avec sa marge matériaux.
- Les consultations d'artisans et leurs comparatifs.
- Les comptes rendus de visite et leurs photos.
- Les notes d'honoraires et les factures, avec relances par paliers.
Clients, artisans, fournisseurs, architectes : un même dossier
Le client suit son projet depuis un lien : sa frise, les photos publiées, son interlocuteur ; les versions que vous lui envoyez s'ouvrent depuis le lien de la page « Vos livrables ». Les artisans et les fournisseurs répondent à vos consultations depuis leur lien, après avoir choisi un mot de passe à leur première visite, et ne comptent pas parmi vos utilisateurs. Quand un architecte pilote le chantier, il peut vous inviter : la page de l'architecte décrit son dossier, celle de l'architecte d'intérieur le profil le plus proche du vôtre. Si votre atelier fabrique aussi du mobilier sur mesure, la page de l'agenceur cuisiniste décrit ce flux.
Combien coûte Corsala pour un décorateur d'intérieur
Un décorateur seul ne paie rien pour le CRM, avec les devis, la signature en ligne, les factures et les relances. L'espace cabinet, avec les honoraires par phase, les livrables validés et le temps passé, est compris ; la consultation des artisans s'active sans frais. Une agence de quatre personnes, deux décoratrices, une assistante, un chef de projet, l'utilise gratuitement ; seule l'IA se paie, au jeton.
Clients, artisans et fournisseurs invités sont gratuits, sans limite. Toutes les lignes figurent sur la page tarifs.
Venir d'un tableur ou d'un autre outil
Vos taux et vos rôles se saisissent une fois, avec leur date d'effet, et vos projets en cours se reprennent un par un. Vos listes d'achats d'un projet à l'autre se retrouvent dans votre bibliothèque de prix, que vous constituez au fil des devis ou en chargeant un fichier CSV ou Excel. Votre fichier clients est chargé par notre équipe à l'ouverture de l'espace.
Costructor consacre une page aux décorateurs, centrée sur les devis, les acomptes et la rentabilité ; BIMoffice en consacre une aux architectes d'intérieur, avec ses contrats et son analyse de rentabilité. Ce sont des outils sérieux, dont on reconnaît la solidité. Corsala ajoute le client qui valide vos planches avec un bon pour accord horodaté et la consultation comparée des artisans, dans un outil en ligne sans serveur. Les comparatifs donnent aussi, pour chaque éditeur, les points sur lesquels Corsala ne rivalise pas.
Ce que Corsala ne fait pas
Corsala ne compose pas de planches d'ambiance, ne modélise pas en trois dimensions, n'a pas de catalogue de produits et n'encaisse aucun règlement à votre place. Il n'a pas de plan de charge prévisionnel, et la répartition d'une cotraitance n'est pas encore sur la proposition envoyée au client.
Commencer sur un projet de la saison
Déposez les dernières planches d'un projet, envoyez-les au client et lisez sa réponse épinglée sur l'image. Ouvrir votre espace reste gratuit ; une démonstration sur un dossier de cabinet est possible pour voir le même geste avant de commencer.