L'AMO conseille, le maître d'ouvrage décide : tout l'enjeu est dans la trace
L'assistant à maîtrise d'ouvrage accompagne un maître d'ouvrage qui n'a ni le temps ni le métier de suivre une opération : programme, budget, calendrier, choix de la maîtrise d'œuvre, consultation des entreprises, suivi des études et du chantier, réception. Il propose, il alerte, il rend compte. Il ne signe pas à la place de son client et n'engage pas son argent. C'est ce qui rend son métier exigeant : tout ce qu'il avance doit pouvoir se retrouver, et chaque décision doit être celle de son client.
Les opérations s'enlisent presque toujours sur la même chose : une décision qui n'arrive pas. Le choix du carrelage attend dans un fil de messages, l'entreprise attend de commander, le planning se décale, et le maître d'ouvrage reproche le retard à l'AMO. Quand la décision est enfin prise, elle l'a été à l'oral, dans un couloir, et elle ressortira à la réception.
Le reste du temps passe en comptes rendus : réunion de chantier le jeudi, point au maître d'ouvrage le vendredi, budget remis à jour à chaque facture. Tout cela dans un tableur que seul l'assistant sait lire.
De la définition du besoin à la levée des réserves
Le budget de référence et le suivi lot par lot
Chaque chantier affiche quatre cases : le budget du devis, le réalisé avec la part du budget consommée, le payé avec ce qui reste en attente, et la marge brute, qui devient « Dépassement » en rouge quand le budget est franchi. Chaque facture d'entreprise ou de fournisseur se saisit sur son lot, dans sa devise, avec son justificatif. Quand le maître d'ouvrage appelle pour savoir où en est l'opération, vous répondez avec des montants à jour, pas avec une estimation.
Les entreprises consultées et comparées
Pour chaque lot, vous lancez une consultation : les pièces que vous cochez, une échéance, le planning en lecture seule si vous le souhaitez. Chaque entreprise répond par un lien, au global ou ligne par ligne, devis PDF joint, sans abonnement. Vous suivez les statuts, une relance part douze heures avant l'échéance, et le comparatif donne le meilleur prix, le délai le plus court et l'écart en pourcentage. Il s'exporte en CSV pour votre client, qui tranche.
Les décisions, reliées au lot qu'elles bloquent
Vous créez une « Question / point à décider » : catégorie, lot concerné, options proposées. Vous la soumettez au maître d'ouvrage dans la messagerie du dossier, et sa réponse reste dans le fil. Chaque décision affiche son lot : vous savez quel lot attend quelle réponse, et vous pouvez montrer au maître d'ouvrage que son retard de décision décale l'entreprise.
Le point hebdomadaire, généré puis relu
Le vendredi, vous cliquez sur « Générer le rapport ». Le point de la semaine se construit depuis l'avancement de chaque lot : avancement global, ce qui est en cours, ce qui est terminé, la prochaine étape. Vous le relisez et vous l'envoyez par e-mail, en français ou en anglais selon votre client. Entre deux rapports, il ouvre son espace : étape en cours, photos publiées, messagerie du dossier. Le budget, lui, reste de votre côté : il ne s'affiche pas dans son espace.
Les avenants : vous vérifiez, le maître d'ouvrage accepte
Un supplément dit en réunion ressort à l'envoi du compte rendu dicté, comparé aux lots du devis. Vous vérifiez l'avenant pré-rempli, chiffré sur vos prix de bibliothèque ou ceux de l'entreprise, vous le créez. Corsala ne l'envoie pas et ne l'affiche pas dans l'espace du maître d'ouvrage : vous le lui soumettez par la messagerie de cet espace ou par e-mail, il décide, et vous ne signez rien à sa place. Une fois son accord reçu, vous passez l'avenant au statut « signé » ; tant qu'il n'a pas ce statut, il reste hors du budget facturable.
La réception et les réserves
Le jour de la réception, vous scannez le procès-verbal, même rempli à la main : sa lecture ouvre une réserve par point, et chacune reçoit ses photos, se suit jusqu'à sa levée et se relance auprès de l'entreprise concernée. Le maître d'ouvrage retrouve dans son espace les photos que vous publiez ; le procès-verbal reste dans le dossier, à lui transmettre.
Une mission de dix-huit mois : garder le fil quand les interlocuteurs changent
Une opération dure souvent plus d'un an, et pendant ce temps les personnes changent : le directeur de programme du maître d'ouvrage est muté, le conducteur de travaux de l'entreprise est remplacé, l'économiste du maître d'œuvre part en congé. Chaque arrivée oblige à reconstituer l'histoire de l'opération, et ce travail retombe sur l'AMO, seul à tout connaître. Avec un dossier unique, l'histoire existe : les décisions datées, les comptes rendus, les avenants signés, les rapports hebdomadaires, le budget par lot. Un nouvel interlocuteur la lit en une heure, au lieu de réclamer une réunion de remise à niveau.
AMO, MOD, MOE : trois rôles, un même dossier
Les trois rôles se mélangent dans la vie d'un chantier, et les contrats les distinguent. L'AMO conseille sans représenter ; la MOD agit au nom et pour le compte de son mandant, dans les limites du mandat ; la MOE conçoit le projet et dirige l'exécution des travaux. Dans Corsala, chacun travaille dans son espace sur le même dossier : le maître d'ouvrage suit l'étape en cours et les photos publiées ; l'entreprise son lot, ses plans et le planning ; le maître d'œuvre ses comptes rendus. La page de la maîtrise d'ouvrage déléguée décrit le rôle de mandataire, celle du maître d'œuvre le rôle de concepteur et de directeur des travaux.
Le vocabulaire de l'assistance à maîtrise d'ouvrage
Le menu s'appelle « Opérations », « Réserves et garanties » et « Entreprises » ; lignes et documents reprennent les mots de l'opération :
- Cadre : programme, enveloppe, budget prévisionnel, planning directeur, mandat, contrat d'assistance.
- Consultation : consultation des entreprises, analyse des offres, tableau comparatif, attribution.
- Suivi : réunion de chantier, compte rendu, décision, avenant, rapport hebdomadaire.
- Fin d'opération : réception, réserves, levée, dossier des ouvrages exécutés, garanties.
Les documents de l'AMO
- Le contrat d'assistance, rangé dans le dossier avec sa facturation.
- Les consultations de chaque lot et leurs comparatifs en CSV.
- Les décisions du maître d'ouvrage, datées, avec leur lot.
- Les comptes rendus de chantier et les rapports hebdomadaires, en PDF.
- Les avenants, acceptés par le maître d'ouvrage et passés à « signé ».
- Le procès-verbal de réception scanné et ses réserves.
Vos honoraires, signés en ligne
L'assistance à maîtrise d'ouvrage se facture en honoraires, au forfait ou au temps. Votre proposition d'honoraires part comme un devis : le maître d'ouvrage la lit, pose ses questions dans son espace et la signe en ligne.
Combien coûte Corsala pour une AMO
Le CRM est gratuit pour toutes les structures de maîtrise d'ouvrage, avec les chantiers, les consultations, la prospection et le recrutement. Une petite équipe de trois personnes, dont un chargé d'opération et un économiste, l'utilise sans rien payer. Le maître d'ouvrage, l'architecte et les entreprises invités n'ont rien à payer non plus.
Seule l'IA se paie, au jeton (0,10 € le jeton), avec 200 jetons offerts à l'ouverture de l'espace, partagés par toute l'équipe. Le détail se lit sur la page tarifs. Pour les promoteurs qui portent eux-mêmes leurs opérations, la page du promoteur décrit leur propre dossier, et celle du syndic celui d'un maître d'ouvrage collectif.
Venir d'un autre outil
Vos tableaux de budget ne s'importent pas : vous reprenez chaque chantier en saisissant son budget de départ, puis les factures au fil de l'eau, ce qui prend une matinée par opération. Les entreprises avec lesquelles vous travaillez se retrouvent dans votre carnet à partir d'un export de contacts, que notre équipe associe au démarrage.
BIMoffice propose un mode de maîtrise d'ouvrage avec comptabilité de travaux et appels d'offres intégrés, à installer ; Vertuoza et Graneet sont plus avancés pour la facturation détaillée des marchés. Corsala ne les remplace pas sur ces points : gardez-les si votre mission en dépend. Il apporte le maître d'ouvrage dans le dossier, les décisions tracées et le point hebdomadaire généré. Pour situer les autres éditeurs, le hub des comparatifs donne un verdict par outil.
Ce que Corsala ne fait pas
Corsala ne tient pas la comptabilité de travaux détaillée et ne remplace pas votre outil de planning directeur. Il ne gère ni le compte prorata, ni la révision de prix par indices, ni le décompte général définitif, ni le paiement direct du sous-traitant, et une situation y porte sur l'ensemble du marché, sans suivi poste par poste. Côté entreprise, la retenue de garantie se facture à la levée des réserves ; côté maître d'ouvrage, Corsala ne la prélève pas sur les situations que vous validez, ce qui reste à votre comptabilité. Il n'a ni plan de charge prévisionnel ni module de paie, et l'import du bordereau de l'architecte n'est pas encore ouvert aux nouveaux espaces. La facture électronique est couverte : Corsala est conforme à la réforme avec la plateforme agréée de votre choix, et la page facturation en détaille la réception, l'émission et l'e-reporting.
Commencer sur une opération en cours
Choisissez une opération qui avance, créez-y deux décisions en attente et posez-les au maître d'ouvrage dans la messagerie du dossier : vous verrez en une journée si le suivi par décision vous convient. Ouvrez votre espace gratuit ou demandez une démo sur un dossier de maîtrise d'ouvrage.