Pour un syndic, les travaux sont le moment où tout le monde regarde
La gestion courante d'une copropriété passe inaperçue : un budget voté, des charges appelées, un contrat d'ascenseur qui tourne. Les travaux, eux, mettent tout le monde sur le devant de la scène. Un ravalement, une toiture, une mise aux normes de l'ascenseur : il faut demander plusieurs devis, les présenter au conseil syndical, convaincre l'assemblée, puis suivre un chantier que des dizaines de copropriétaires surveillent depuis leur fenêtre. Le syndic est l'interlocuteur de tous, et la mémoire de personne.
Le service travaux perd du temps à des endroits prévisibles. Les devis arrivent en trois formats, et leur comparaison se refait dans un tableur pour chaque dossier. Les décisions du conseil syndical se prennent par téléphone ou par e-mail, puis se contestent quand la facture arrive. Le chantier avance, et personne n'a de compte rendu à jour. À la réception, les réserves sont listées sur un papier, que l'on retape.
Dans un parc locatif ou chez un administrateur de biens, la même mécanique s'applique avec un propriétaire à la place du conseil syndical : devis à faire valider, interventions à planifier, preuves à garder.
Du devis demandé à la réception
Consulter plusieurs entreprises avant l'assemblée
Pour chaque lot de travaux, vous lancez une consultation depuis le dossier de l'immeuble : les pièces que vous cochez, une échéance de quarante-huit heures, cinq ou sept jours. Chaque entreprise reçoit un lien personnel par e-mail, voit le projet à chiffrer et répond sans abonnement, au global ou ligne par ligne, devis PDF joint. Vous suivez « Envoyé », « Ouvert », « Répondu », « En retard », avec une relance automatique douze heures avant l'échéance.
Comparer, présenter, faire voter
Le comparatif donne le meilleur prix, le délai le plus court, l'écart en pourcentage et le détail par ligne, pour voir qui a oublié quoi. Il s'exporte en CSV : vous le joignez à la convocation ou au dossier du conseil syndical. Le vote de l'assemblée reste le vôtre, organisé avec votre logiciel de gestion ; Corsala ne convoque pas et ne tient pas de procès-verbal d'assemblée.
La décision du conseil syndical, tracée
Quand l'entreprise attend le choix d'une teinte ou d'un matériau pour commander, vous créez une « Question / point à décider » : catégorie, lot concerné, options proposées. Vous la soumettez au conseil syndical dans la messagerie de son espace, et sa réponse reste dans le fil du dossier. Chaque décision affiche son lot : vous voyez ce qui bloque quoi, et vous pouvez le montrer à l'entreprise comme au conseil.
Le chantier : comptes rendus, photos, frise des étapes
À chaque réunion, vous dictez le compte rendu, numéroté par pièce ou par partie d'immeuble, avec les photos du jour. Il part en PDF à l'en-tête de votre cabinet, par e-mail, avec un lien pour le relire en ligne. Dans son espace, le conseil syndical suit l'étape du dossier et retrouve les photos que vous publiez. Moins d'appels de copropriétaires inquiets, et un conseil syndical informé avant la réunion suivante.
Les avenants et les dépassements
Un supplément dit en réunion ressort à l'envoi du compte rendu, comparé aux lots du devis : citation exacte, estimation, gravité. Vous vérifiez l'avenant pré-rempli, vous le créez. Corsala ne l'envoie pas et ne l'affiche pas dans l'espace du conseil syndical : vous le soumettez par la messagerie de cet espace ou par e-mail et, une fois accepté, vous le passez à « signé ». Au-delà du budget voté, la case de marge du chantier devient « Dépassement » en rouge. Si l'ampleur du supplément exige un vote d'assemblée, c'est à vous de le provoquer : Corsala vous montre le dépassement, il ne le décide pas.
La réception et les réserves
À la réception des travaux de la copropriété, vous scannez le procès-verbal, même écrit à la main : chaque point lu ouvre une réserve, qui reçoit ses photos, se suit jusqu'à sa levée et se relance auprès de l'entreprise concernée. Le conseil syndical retrouve dans son espace les photos que vous publiez ; le procès-verbal reste dans le dossier, à lui transmettre.
Justifier un choix d'entreprise : l'historique de la mise en concurrence
Un copropriétaire conteste souvent le choix de l'entreprise retenue : pourquoi celle-là, et pas la moins chère ? La réponse tient dans l'historique de la consultation. Corsala garde qui a été consulté, qui a ouvert la consultation, qui a répondu, qui est resté silencieux, et ce que chacun a proposé, au global ou ligne par ligne, avec le comparatif et son export CSV. Le syndic peut ainsi montrer au conseil syndical que plusieurs entreprises ont été sollicitées sur les mêmes pièces, et pas sur des descriptions différentes. Ce que Corsala ne garantit pas, c'est la décision elle-même : elle reste celle du conseil et de l'assemblée.
Un parc d'immeubles, un dossier par immeuble
Un syndic gère des dizaines d'immeubles, et chaque chantier a son équipe. Dans Corsala, chaque immeuble, ou chaque opération de travaux, est un dossier, avec ses lots, son planning, son budget et ses décisions. L'accueil du responsable travaux montre, tous dossiers confondus, les chantiers en retard, les réserves ouvertes, les situations à valider et les opérations au-dessus du budget. Un gestionnaire d'immeubles locatifs y retrouve ses interventions par bien, avec les devis à faire valider par chaque propriétaire.
Le vocabulaire du gestionnaire
Le menu s'appelle « Opérations », « Réserves et garanties » et « Entreprises » ; lignes et documents gardent les mots de la copropriété :
- Gouvernance : syndic, conseil syndical, assemblée générale, copropriétaire, mandant, propriétaire bailleur.
- Travaux : lot, devis, consultation, mise en concurrence, comparatif, attribution, avenant.
- Pilotage : réunion de chantier, compte rendu, planning, décision, situation, réception.
- Après travaux : réserves, levée, garantie, dossier des ouvrages exécutés.
Les documents du suivi des travaux
- Les consultations de chaque lot et leurs comparatifs, en CSV.
- Les décisions du conseil syndical ou du propriétaire, datées, avec leur lot.
- Les comptes rendus de chantier, en PDF, avec photos.
- Les avenants, passés à « signé » une fois acceptés.
- Le procès-verbal de réception scanné, avec ses réserves.
- Les devis et factures d'entreprise saisis par lot, avec leurs justificatifs.
Ce que Corsala ne remplace pas dans un cabinet de syndic
Corsala n'est pas un logiciel de gestion de copropriété. Il ne tient ni la comptabilité de copropriété, ni les appels de charges, ni les convocations d'assemblée, ni les procès-verbaux de vote, ni les carnets d'entretien. Il ne gère pas les contrats des prestataires courants du côté de l'acheteur. Votre logiciel de gestion reste le centre de votre cabinet ; Corsala travaille à côté de lui, sans connexion directe, et vous y déposez les pièces utiles pour le seul périmètre des travaux : consulter, comparer, décider, suivre, lever les réserves.
Combien coûte Corsala pour un syndic
Le CRM est gratuit, avec chantiers, consultations et SAV. Un service travaux de quatre personnes comme un cabinet de huit personnes au bureau, gestionnaires compris, l'utilise sans rien payer : le CRM reste gratuit quelle que soit la taille de l'équipe. Le sur mesure (plusieurs sociétés, reprise de données importante, intégrations spécifiques) est une prestation sur demande : écrivez-nous, ou passez par Lia, l'assistante IA du site, qui nous transmet votre demande. Les entreprises, les conseils syndicaux, les copropriétaires et les architectes invités sont gratuits, sans limite.
Seule l'IA se paie, au jeton (0,10 € le jeton), avec 200 jetons offerts à l'ouverture de l'espace, partagés par toute l'équipe. La page tarifs détaille ce qui est compris.
Venir d'un autre outil
Vos tableaux de suivi de travaux se reprennent chantier par chantier : le budget voté d'abord, puis les factures au fil de l'eau. Le carnet de vos entreprises et de vos conseils syndicaux est repris par notre équipe depuis un export à l'ouverture de l'espace.
Les éditeurs généralistes du bâtiment s'adressent d'abord aux entreprises : Inter-Fast a une page pour celles qui travaillent pour des syndics, l'autre côté de votre dossier. La page de la maîtrise d'ouvrage déléguée décrit le suivi de budget et de décisions pour un mandataire, et celle de l'assistance à maîtrise d'ouvrage le rôle de conseil. Pour situer les autres éditeurs, le hub des comparatifs donne un verdict par outil.
Ce que Corsala ne fait pas
Corsala ne gère ni la comptabilité de copropriété ni les assemblées. Il ne tient pas la comptabilité de travaux détaillée et ne gère ni le compte prorata, ni la révision de prix par indices, et une situation y porte sur l'ensemble du marché, sans suivi poste par poste. La retenue de garantie se facture côté entreprise, à la levée des réserves ; Corsala ne la retient pas pour la copropriété sur les situations reçues, cette écriture restant dans votre logiciel de gestion. L'import du bordereau de l'architecte n'est pas encore ouvert aux nouveaux espaces.
Commencer sur un projet de travaux en cours
Prenez un projet en préparation, lancez la consultation d'un lot et créez une première question pour le conseil syndical. Ouvrir votre espace gratuit ne coûte rien, et une démo sur un dossier de maîtrise d'ouvrage est possible avant.