Le verre se coupe au millimètre, ne se rend pas et se brise
Un vitrier ou un miroitier travaille une matière qui pardonne peu. Une cote relevée à trois millimètres près, c'est une vitre qui ne rentre pas dans sa feuillure ; une épaisseur mal choisie, c'est un vitrage qui ne résiste pas ; un miroir livré rayé, c'est un client qui refuse la pose. Le verre se commande à l'unité, il est fabriqué pour un lieu précis, et personne ne reprend un vitrage découpé sur mesure.
Les journées alternent deux rythmes. Le premier est celui du chantier prévu : relever les cotes de dix fenêtres, de la paroi d'une douche, d'une verrière d'atelier, d'un miroir sur mesure pour un décorateur ; passer la commande au verrier ; attendre la fabrication ; poser. Le second est celui de l'urgence : une vitrine brisée dans la nuit, une fenêtre cassée par une balle, un double vitrage embué dont l'assureur réclame le devis pour le lendemain.
Entre les deux, le papier. Les cotes passent du carnet au devis, du devis au bon de commande du verrier, et chaque passage est une occasion de se tromper. Les photos de la casse, indispensables pour l'assurance, restent dans un téléphone. Le bon de livraison est signé sans que personne ait déballé le verre, et la première réclamation tombe le lendemain.
De la mesure au contrôle du verre posé
La mesure : cotes, épaisseurs, types de verre
Vous relevez sur place les dimensions de chaque pièce, le type de verre et l'épaisseur voulus, la finition des bords. Prenons une maison dont on remplace cinq fenêtres, une porte-fenêtre et un miroir de salle de bain. Avant de repartir, vous ouvrez « Devis rapide » et vous dictez pièce par pièce, avec les cotes. Le devis dicté à la voix en sort rangé par lot ; chaque poste porte un niveau de certitude, et une cote manquante est listée à part dans « À confirmer ». Un chef d'équipe qui dicte en portugais ou en arabe obtient un devis rédigé en français.
Les prix viennent de votre bibliothèque : vitrage isolant au mètre carré, miroir à la pièce, joints au mètre linéaire, pose au forfait. Ce qui n'a pas de correspondance reste « à chiffrer », jamais un prix inventé. Dans notre exemple, le devis relu atteint 6 300 € HT.
Le devis discuté, puis signé
Le client ouvre un lien, sans créer de compte, et lit le devis en entier. Il demande si le verre peut être feuilleté pour la sécurité : sur la ligne de la porte-fenêtre si vous avez ouvert les commentaires, et votre réponse y reste attachée ; sinon dans le fil « Vos questions ». Il signe à l'écran, avec date, heure et adresse IP enregistrées. Pour un syndic ou un commerçant, le devis signé est la pièce que son assureur ou son bailleur demandera.
La commande au verrier, comparée
Pour le verre sur mesure, vous consultez deux ou trois verriers depuis le dossier. Vous lancez une consultation avec la liste des pièces et leurs cotes, les plans que vous cochez, une échéance. Chaque fournisseur répond par un lien, sans abonnement, au global ou ligne par ligne, son devis joint. Vous voyez qui a ouvert, vous comparez prix et délais, et l'attribution génère le bon de commande sans ressaisie.
La livraison : le verre photographié avant tout
À la livraison, avant de signer quoi que ce soit, vous déballez et vous photographiez. Les photos se rangent dans le dossier avec leur date et leur lot. Si une vitre est ébréchée, la preuve existe avant la pose ; si elle est intacte, l'état de départ est acté. Le fournisseur reçoit la réclamation avec les images, pas un souvenir.
La pose, signée sur l'écran
En fin de pose, le bon d'intervention s'ouvre sur le téléphone : travaux dictés, fournitures prises dans la bibliothèque (joints, silicone, cales), temps passé, photos avant et après. Le client signe du doigt. Le bon reçoit son numéro, le PDF part dans son espace et par e-mail, et la facture est prête à émettre. Un bon signé ne se corrige pas : si un détail est faux, un nouveau bon le reprend.
Le dépannage : de la casse au devis de remplacement
La demande arrive dans vos dépannages, depuis l'appel du client ou depuis son espace avec « Faire une demande ». Sur place, vous sécurisez, vous photographiez la casse, puis vous faites signer le bon. Le devis de remplacement se prépare dans le même dossier, avec les cotes relevées sur place. Le client transmet lui-même le devis et les photos à son assureur.
Le vocabulaire du verre dans vos devis
Le menu parle « Interventions » et « Suivi commercial » ; vos lignes gardent le langage de l'atelier de verre :
- Vitrages : double vitrage, triple vitrage, verre feuilleté, verre trempé, verre sécurit, verre dépoli, verre à couche.
- Miroiterie : miroir sur mesure, glace argentée, bords polis, chant biseauté, gravure, sablage, crédence en verre.
- Ouvrages : paroi de douche, porte vitrée, verrière d'atelier, garde-corps vitré, vitrine, cloison vitrée.
- Pose : feuillure, cales, silicone, joints, parclose, ventouse.
- Dépannage : bris de glace, sécurisation, panneau provisoire, remplacement à l'identique.
Les documents du vitrier miroitier
- Le devis avec les cotes, les types de verre et la pose, signé en ligne.
- Le relevé de cotes et les plans, déposés dans le dossier : Corsala les range, il ne les établit pas.
- Le bon de commande au verrier, issu de la consultation.
- Les photos du verre à la livraison, de la pose et de la casse.
- Le bon d'intervention de pose ou de dépannage, signé et numéroté.
- La facture, avec acompte à la commande pour le verre sur mesure.
Boutique, atelier, chantier
Un vitrier indépendant travaille sur son téléphone : devis après la visite, bon signé, facture. Avec un atelier de découpe et des poseurs, le planning répartit les journées, et chaque poseur retrouve ses tâches dans l'application terrain. Quand une entreprise générale ou un architecte vous consulte pour une verrière ou une cloison vitrée, vous répondez par un lien personnel, avec les plans partagés, sans abonnement ; retenu, le bon de commande vous arrive sans ressaisie.
Pour les verrières métalliques et les garde-corps qui encadrent votre vitrage, la page du serrurier métallier décrit le côté de l'acier, et celle du menuisier les châssis et les fenêtres.
Combien coûte Corsala pour un vitrier
Le CRM est gratuit, pour toute l'équipe. Il couvre un vitrier seul : devis dicté, signature en ligne, factures, acomptes et relances. Les bons d'intervention, le planning, les chantiers et les consultations sont compris aussi. Prenons un vitrier avec un poseur et une assistante : les trois utilisent Corsala sans rien payer, le poseur sur l'application terrain, l'assistante au bureau.
Clients, syndics et verriers invités n'ont rien à payer. Seule l'IA se paie, au jeton (0,10 € le jeton), avec 200 jetons offerts à l'ouverture de l'espace, partagés par toute l'équipe. Voir la page tarifs pour le détail.
Venir d'un tableur ou d'un autre logiciel
Votre grille de prix s'importe par fichier CSV ou Excel, ou se reconstitue depuis quelques anciens devis lus par l'IA, ligne par ligne sous votre validation. Le tarif de votre verrier, reçu en fichier, se charge de la même manière. Vos clients, syndics compris, sont repris par notre équipe à partir d'un export.
Les outils de gestion généralistes, Inter-Fast, Obat ou Costructor, conviennent à qui veut des devis et des factures rapides. Corsala apporte ce qui est propre au verre sur mesure : la consultation comparée des verriers, les photos à la livraison et le bon signé à la pose. Ces lectures sont reprises, plus longuement, dans les comparatifs.
Ce que Corsala ne fait pas
Corsala ne dimensionne pas un vitrage, n'optimise pas les découpes et ne calcule pas le poids d'une pièce, et il ne dialogue pas avec les assureurs. Le catalogue des fournisseurs en un clic est à venir. La saisie du bon d'intervention exige du réseau.
Commencer sur votre prochain relevé de cotes
Au retour d'un chantier, dictez les cotes d'une porte-fenêtre et d'un miroir et lisez le devis qui en sort. Ouvrez votre espace gratuit ; une démonstration sur un dossier d'artisan est possible si vous voulez voir d'abord.