Un immeuble de douze logements, un mandat, des entreprises à choisir pour quelqu'un d'autre
Un propriétaire institutionnel vous a confié la rénovation d'un immeuble de douze logements. Vous agissez pour son compte, au titre d'un mandat : vous consultez les entreprises, vous analysez les offres, vous proposez, vous suivez les travaux, vous rendez compte. Douze lots, des entreprises à trouver, et un mandant qui veut savoir comment on a choisi, et pourquoi celle-là.
La différence entre une bonne et une mauvaise maîtrise d'ouvrage déléguée tient à la qualité de la trace : qui a été consulté, sur quelles pièces, à quelle date, qui a répondu, à quel prix, pour quelle raison l'une plutôt qu'une autre. La consultation entreprises maîtrise d'ouvrage déléguée de Corsala fait de cette trace un sous-produit du travail, au lieu d'un document à reconstituer en fin d'opération. Elle ne tranche rien à votre place : le choix revient au mandant, sur votre conseil, et l'outil se borne à garder ce qui a été fait.
Consulter pour le compte du mandant
Le lot, tiré des lignes du devis
Dans le composeur, vous reprenez les lignes du devis actif : désignations, quantités, unités, sans aucun prix. Chaque corps d'état forme un lot. Vous décrivez les contraintes de l'opération : logements occupés, horaires de chantier, accès des secours. Vous cochez les plans, les photos et, si cela aide, le planning en lecture seule. L'entreprise reçoit ce que vous avez coché, et rien d'autre.
L'annuaire « Entreprises », avec ses justificatifs
Vous puisez les entreprises à consulter dans votre annuaire, qui porte le nom « Entreprises » chez une maîtrise d'ouvrage. Chaque fiche contient ses informations légales et ses documents : extrait Kbis, assurances, attestation de vigilance. Un réglage restreint la consultation aux entreprises validées ; coupé au départ, il laisse consulter toute entreprise active du pays de l'opération. Pour une entreprise nouvelle, l'invitation depuis le composeur crée la fiche.
Un suivi qui se lit sur l'accueil
Chaque entreprise est située par l'un de quatre statuts : « En retard », « Envoyé », « Ouvert » ou « Répondu ». Un seul rappel automatique est programmé douze heures avant l'échéance, et vous pouvez relancer à la main. L'économiste de la structure lit sur son accueil le nombre de consultations en cours ainsi que les alertes « Offres à analyser » et « Consultation sans offre ».
Les règles du mandant, vos réglages
Un propriétaire institutionnel impose parfois ses propres règles : un nombre minimal d'offres par lot, un délai de réponse, des entreprises à exclure. Corsala ne fixe aucune de ces règles à votre place : vous composez la liste des entreprises, vous choisissez le délai parmi quarante-huit heures, cinq jours ou sept jours, vous décidez de restreindre ou non la consultation aux entreprises validées. Le dossier garde la trace de ce que vous avez réglé, ce qui vous permet de répondre au mandant sur la façon dont la consultation s'est déroulée. Quand une règle change en cours d'opération, vous l'appliquez à la consultation suivante, sans toucher aux précédentes.
L'opération occupée : partager le planning
Sur un immeuble habité, le calendrier compte autant que le prix : coupure d'eau, accès aux caves, intervention en parties communes. Quand vous partagez le planning en lecture seule, l'entreprise le lit avant de répondre : elle voit quand les autres corps d'état interviennent et peut annoncer une durée réaliste. Vous évitez la réponse qui promet quinze jours sans savoir que la façade sera sur échafaudage au même moment, et la demande de prolongation qui s'ensuit trois semaines plus tard.
Rendre compte au mandant
Un comparatif à transmettre
Le comparatif désigne l'offre la moins chère, la plus courte et l'écart maximal, puis déplie le détail ligne par ligne. Il s'exporte en CSV : c'est la pièce que vous remettez à votre mandant, avec votre analyse. Il y lit le raisonnement, les montants et les écarts, sans que vous ayez recomposé un tableau pour lui.
Une attribution tracée
Quand le mandant a tranché, vous attribuez. Un bon de commande est alors dressé d'après les lignes du lot et le prix retenu ; il est déposé chez l'entreprise gagnante, et les autres reçoivent l'information. Ce bon n'est ni le marché ni l'ordre de service : il garde la trace de l'attribution. Le contrat qui engage le mandant et l'entreprise se signe selon votre mandat.
Un second tour avec les deux finalistes
L'analyse laisse parfois deux entreprises à égalité : prix proches, références comparables, un point flou chez chacune. Vous ouvrez alors une nouvelle consultation, limitée à ces deux entreprises, avec les mêmes pièces, la précision à apporter dans la description et une échéance courte. Chacune répond de nouveau, ligne par ligne, et vous disposez de deux comparatifs successifs : le premier tour et le second. Votre mandant lit la progression, de l'offre initiale à l'offre affinée, et vous n'avez pas écrit un tableau de plus.
Le travail complémentaire : une consultation courte
En cours de chantier, une surprise survient : une charpente à reprendre, des conduits à dévoyer. Le travail se consulte alors comme un lot, avec une seule ligne ou deux, un délai de quarante-huit heures et les photos de l'existant. Les entreprises déjà présentes sur l'opération répondent vite, car elles connaissent le dossier. Vous comparez, vous rendez compte au mandant du surcoût avant d'engager quoi que ce soit.
Après l'attribution, le dossier continue
L'entreprise retenue reste dans le dossier : sans rien payer, elle y retrouve ses lots au planning et les échanges, et y dépose ses propres comptes rendus avec photos. Pour le chargé d'opération, une alerte signale les entreprises dont l'attestation a expiré ; pour le dirigeant, un chiffre clé compare le budget engagé au budget prévu pour chaque opération. Ces repères vivent à côté de la consultation, ils ne s'y substituent pas.
Exemple : trois lots de l'immeuble, vus du dossier
Les contenus sont inventés pour l'exemple.
| Lot | Entreprises consultées | Réponses reçues | Statut |
|---|---|---|---|
| Façade et étanchéité | 4 | 4 | Offres à analyser |
| Plomberie des parties communes | 3 | 2 | Une entreprise en retard |
| Menuiseries extérieures | 3 | 0 | Consultation sans offre |
Les menuiseries n'ont reçu aucune offre : l'alerte « Consultation sans offre » l'indique. Vous contactez les entreprises, vous prolongez le délai ou vous en consultez une quatrième. Pour la façade, quatre offres attendent votre analyse : vous exportez le comparatif, vous rédigez votre note, vous la remettez au mandant. Pour la plomberie, une entreprise est en retard, et la relance automatique est déjà partie.
Pour le chargé d'opération, l'économiste et le mandant
- Le chargé d'opération consulte douze lots depuis un seul dossier, sans retaper les lignes, et voit sur son accueil les attestations expirées.
- L'économiste analyse des offres alignées plutôt que des fichiers hétérogènes, et exporte ce qu'il doit remettre au mandant.
- Le mandant reçoit une analyse argumentée, avec des chiffres comparables, et peut retracer, des années plus tard, pourquoi telle entreprise a été retenue, par exemple lorsqu'une garantie est invoquée et que l'on cherche qui avait chiffré quoi.
Les limites à connaître
Tout part par e-mail, rien d'autre. Un DPGF que l'entreprise remplirait directement en ligne reste à venir, et le bon de commande ne tient pas lieu de marché. Corsala n'est pas un logiciel de comptabilité de travaux complet : le compte prorata, la révision de prix et le décompte général définitif ne sont pas proposés, et vous les gardez dans l'outil qui les gère.
Pour aller plus loin
Le principe général de la consultation est décrit dans la rubrique consultation des sous-traitants. L'offre complète pour les maîtrises d'ouvrage déléguées est sur la page maîtrise d'ouvrage déléguée. L'offre et ce qu'elle comprend sont publiées sur la page tarifs. Pour juger sur une opération réelle, ouvrez votre espace gratuit, ou demandez une démo.