ACT : quatre entreprises sur le lot plomberie, quatre formats de réponse
Votre client, un maître d'ouvrage, rénove un immeuble de bureaux. Le dossier de consultation est prêt : CCTP, plans, cadre de DPGF, planning. Vous consultez quatre entreprises sur le lot plomberie. L'une répond par un tableur reprenant votre cadre, une autre par un PDF à sa propre présentation, la troisième dans le corps d'un e-mail, la quatrième ne répond pas. Vous remettez tout en colonnes, tard le soir, pour constater que l'offre la moins chère n'a pas chiffré le même périmètre : elle a lu votre cadre à la lettre, et le cadre ne prévoyait pas le raccordement qu'il fallait.
La consultation des entreprises économiste de Corsala ne rédige pas votre DCE ni n'analyse à votre place ; elle fait que chaque entreprise reçoive les mêmes pièces, réponde dans le même format et que vous voyiez, au même endroit, qui a ouvert, qui a répondu et ce qu'elle propose.
Du DCE à l'attribution
Isoler le lot, sans montrer un prix
Depuis le dossier de l'opération, vous créez la consultation du lot : un titre, le corps d'état concerné, une description des hypothèses et des contraintes, puis les lignes à chiffrer, avec leur quantité et leur unité. Elles se saisissent une à une ou se reprennent du devis actif du dossier, qui les fournit sans aucun prix : vos montants et votre estimation restent chez vous.
Les pièces, une par une
Vous cochez ce que l'entreprise doit voir : les plans en PDF, les photos de l'existant, une visite filmée, le CCTP que le générateur a produit en Word, le cadre de DPGF exporté en Excel. Si vous le souhaitez, vous partagez aussi le planning, en lecture seule. L'entreprise n'accède à rien d'autre, et ne reçoit jamais le dossier complet.
Qui consulter, et comment inviter
La liste des entreprises vient de votre annuaire, qui s'appelle « Entreprises consultées » pour un économiste. Vous cochez celles que vous voulez consulter pour le corps d'état. Une entreprise absente de l'annuaire s'invite depuis le composeur : son nom, son adresse e-mail, son métier, éventuellement son téléphone ; sa fiche est créée avec le statut « Invitée » jusqu'à sa première visite. Par défaut, vous pouvez consulter toute entreprise active du pays du chantier ; un réglage vous permet de n'inviter que des entreprises dont les documents sont validés.
L'échéance et la relance
Vous choisissez le délai de réponse : 48 heures, cinq jours ou sept jours. Une relance part toute seule douze heures avant l'échéance, une seule fois, aux entreprises qui n'ont pas répondu, et vous pouvez en envoyer une à la main depuis le bouton « Relancer ». Vous êtes prévenu à chaque offre reçue.
Ce que l'entreprise reçoit et répond
L'entreprise ouvre un lien personnel, choisit un mot de passe à sa première visite, sans abonnement, et arrive sur « Le projet pour chiffrer » : les plans, les photos, les vidéos et les pièces que vous avez cochées, le planning si vous l'avez partagé. Elle répond en « Total global », par un montant, ou en « Détail par ligne », ligne après ligne, et le montant se calcule en direct. Elle indique sa durée en jours et joint son propre devis, en PDF ou en image.
Un lot, une consultation
Le découpage en lots suit votre DCE : gros œuvre, plomberie, électricité, menuiserie, peinture. Chaque lot fait l'objet d'une consultation à part, avec ses lignes, ses pièces, son échéance et ses entreprises. Cela évite le défaut classique d'une consultation unique où chacun chiffre ce qu'il veut et où rien ne se compare. Vous pouvez lancer les lots l'un après l'autre, selon l'avancement de vos pièces, et suivre sur votre accueil le nombre de consultations en cours.
Choisir les entreprises : regarder la fiche avant d'inviter
Une entreprise consultée a une fiche dans votre annuaire : raison sociale, SIRET, métier, contact, et les documents que vous y déposez, un extrait Kbis, une attestation d'assurance, une attestation de vigilance. Avant de la cocher pour un lot, vous voyez où en sont ses pièces. Le réglage qui limite la consultation aux entreprises validées est coupé par défaut chez un cabinet : vous le mettez en route si votre pratique ou votre client l'exige.
Comparer à périmètre égal
Le piège de l'analyse des offres tient rarement au prix total, presque toujours au périmètre. Une entreprise qui répond « Total global » ne dit pas ce qu'elle a compris ; une autre qui répond « Détail par ligne » laisse voir qu'elle n'a pas chiffré la dépose des appareils existants. Le détail ligne par ligne sert à cela : repérer qui a oublié quoi avant de comparer les montants. Une offre moins chère de 10 % qui n'a pas chiffré la dépose est souvent plus chère que les autres une fois la dépose ajoutée.
Analyser : trois lectures
Le comparatif aligne les offres reçues. Il désigne le meilleur prix, la durée la plus courte et l'écart maximal, donne l'écart de chaque offre avec la meilleure en pourcentage, puis déplie le détail ligne par ligne, qui montre qui a oublié quoi. Un export CSV l'emporte dans votre tableur. Sur l'accueil de l'économiste, un chiffre clé suit en plus l'écart entre l'estimation et les offres, et des alertes signalent les offres à analyser et les consultations sans réponse.
Exemple chiffré : le lot plomberie d'un immeuble de bureaux
Chiffres imaginés, pour montrer la forme d'un comparatif.
| Entreprise | Mode de réponse | Montant HT | Durée | Écart avec la meilleure offre |
|---|---|---|---|---|
| Entreprise B | Total global | 44 900 € | 42 jours | Meilleur prix |
| Entreprise A | Détail par ligne | 47 800 € | 35 jours | +6,5 % |
| Entreprise C | Devis PDF joint | 49 300 € | 28 jours | +9,8 % |
| Entreprise D | Aucune réponse | sans objet | sans objet | En retard, à relancer |
Votre estimation était de 52 000 € HT : le meilleur prix la bat de 13,7 %, et l'offre la plus chère de 5,2 %. L'entreprise C est la plus rapide, 28 jours, mais sa réponse est un devis joint, sans détail ligne à ligne : vous le lisez à part. L'entreprise D n'a pas répondu ; la relance de douze heures avant l'échéance est partie, vous pouvez la relancer à la main.
L'attribution, et ce qu'elle ne remplace pas
Vous attribuez le lot à l'entreprise retenue. Corsala génère un bon de commande, qui reprend les lignes du lot et le montant de l'offre, et qui arrive dans l'espace de l'entreprise ; la signature du bon se fait hors de Corsala. Il prévient aussi les entreprises non retenues. Ce bon n'est pas le marché de travaux : le contrat reste celui que le maître d'ouvrage passe avec l'entreprise, avec vos pièces habituelles.
Ce que la consultation change pour l'économiste, l'entreprise et le maître d'ouvrage
- L'économiste ne remet plus des offres en colonnes à la main, et retrouve un historique clair de chaque lot : qui a été consulté, quand, qui a ouvert, qui a répondu.
- L'entreprise chiffre sur les pièces que vous avez choisies, sans inscription préalable ni abonnement, et peut répondre depuis son téléphone.
- Le maître d'ouvrage reçoit votre rapport d'analyse, qu'il valide sur la page « Vos livrables » de son espace comme n'importe quel rendu, sans voir les offres brutes des entreprises.
Les limites à connaître
Les consultations partent par e-mail, depuis la boîte d'envoi connectée à Corsala ; sans boîte connectée, rien n'est envoyé. Le DPGF que l'entreprise remplirait en ligne est à venir. Le bon de commande n'est pas un marché. Le générateur de CCTP fournit une base en Word, sans la base Bati CCTP du CSTB ni celle de Qualibat. Enfin, le module Chantiers est compris dans le CRM gratuit.
Pour aller plus loin
Le fonctionnement général de la consultation est présenté sur la page consultation des sous-traitants. Le métré qui précède, sur plan PDF, est décrit sur la page métré sur plan, et l'offre complète pour votre métier sur la page économiste de la construction. La gratuité du CRM est détaillée sur la page tarifs. Une consultation réelle suffit pour juger : ouvrez votre espace gratuit, ou regardez d'abord une démonstration.