Un ravalement se décide en assemblée et se joue sur l'échafaudage
Un ravalement de façade ne se commande pas comme un tableau électrique. Il passe par un syndic, un conseil syndical, une assemblée générale, parfois plusieurs devis comparés pendant des semaines. Il faut une déclaration de travaux si l'aspect extérieur change, une autorisation de voirie pour l'échafaudage, une location de matériel qui coûte chaque mois qu'elle reste en place. Un façadier gagne un chantier sur la clarté de son devis et le perd sur le retard de son échafaudage.
Les journées se partagent entre le trottoir et le bureau. Sur la façade, l'état de l'enduit se juge de près : fissures, cloques, parties qui sonnent creux, bandeaux à reprendre, balcons à traiter. Au bureau, le syndic demande des photos, le conseil syndical un compte rendu avant la prochaine réunion, un copropriétaire une explication sur la ligne de l'échafaudage.
Chaque question attend une réponse écrite, et chaque réponse demande de retrouver une photo, un devis, une date. C'est dans ces recherches que le temps s'en va, plus que sur l'enduit.
Du relevé de façade au dernier compte rendu
Le relevé : façade par façade, niveau par niveau
Au pied de l'immeuble, vous notez l'état de chaque façade : rue, cour, pignon, par niveau, avec les zones à reprendre. Vos photos rejoignent le dossier, rangées par façade, datées. Vous choisissez celles que le syndic verra dans son espace, et celles que vous gardez en interne.
Le devis : m² de façade, échafaudage, plus-values
Prenons un immeuble de cinq niveaux dont on ravale la façade sur rue et la façade sur cour. Au retour du relevé, vous ouvrez « Devis rapide » et vous dictez façade par façade : nettoyage, reprises d'enduit, peinture ou enduit de finition, traitement des bandeaux, plus-values en hauteur. Le devis dicté à la voix range les postes par lot ; chaque poste porte un niveau de certitude, et ce que vous n'avez pas pu constater figure dans « À confirmer ». Les prix viennent de votre bibliothèque, au mètre carré, au mètre linéaire ou au forfait. Dans notre exemple, le devis relu atteint 46 800 € HT, échafaudage compris.
Le syndic compare : un devis qui se discute et se signe
Le syndic ouvre un lien, sans créer de compte. Dans l'espace client, il lit le devis entier et pose ses questions, ligne par ligne si vous avez ouvert les commentaires : pourquoi cette plus-value, quelle finition, quelle durée. Votre réponse reste attachée à la question. Si le devis dort en attendant l'assemblée, l'accueil vous signale « Devis envoyé sans réponse » avec le bouton « Relancer le client ». Après le vote, le syndic signe à l'écran, et la date, l'heure et l'adresse IP sont enregistrées.
L'échafaudage et les autres corps d'état
L'échafaudage peut peser lourd dans le prix. Vous le consultez depuis le dossier auprès de deux ou trois loueurs : la hauteur, la surface, la durée, les plans que vous cochez. Chaque loueur répond par un lien, sans abonnement, au global ou ligne par ligne. Vous comparez prix et délais, et l'attribution génère le bon de commande. Un zingueur, un couvreur ou un peintre s'ajoutent de la même manière si votre chantier le demande.
Le compte rendu de chantier, dicté sur le trottoir
Sur un chantier suivi avec le module Chantiers, vous dictez le compte rendu en quittant la façade : avancement, décisions, vigilances, actions du syndic. Vous glissez les photos du jour dans le bon paragraphe, vous envoyez : un PDF à l'en-tête de votre entreprise part par e-mail, avec un lien pour le relire en ligne. Le conseil syndical lit ce qui s'est passé avant sa réunion, sans que vous ayez rédigé un seul courrier.
Les photos par façade
Les photos de chaque phase, nettoyage, reprises, enduit, finition, se rangent par façade et par lot. À la réception, vous comparez l'avant et l'après. En cas de contestation, c'est une chronologie, pas un souvenir.
La réception et la facture
Un ravalement se règle par étapes, au rythme de l'échafaudage et des façades. Sur la page Facturation du chantier, vous émettez l'acompte à la signature du devis, puis des situations d'avancement : soit en pourcentage cumulé du marché (50 % visés quand 40 % sont déjà facturés donnent une facture de 10 %), soit en montant TTC libre. L'écran montre le déjà facturé, le reste à facturer et le cumul après émission, et le solde se fait en un clic.
La retenue de garantie n'attend pas, dans Corsala, l'expiration d'un délai légal : c'est une règle du produit. Un montant de 5 % du budget global TTC, taux fixe aujourd'hui, s'affiche « À libérer à levée des réserves » et se facture, avec son Factur-X, une fois toutes les réserves levées ; vérifiez le délai de votre marché.
À la fin, le bon d'intervention sert aux reprises : retouche dictée, temps passé, photos, signature sur l'écran. Les relances d'impayés partent par paliers depuis votre boîte e-mail.
La teinte, l'échantillon et l'accord du syndic
Sur une façade, la teinte se valide sur un échantillon posé sur le mur, à la lumière du lieu, et rarement sur un nuancier. Vous photographiez l'échantillon, vous le déposez dans le dossier avec la référence de la teinte, et vous publiez la photo ; le syndic ou le conseil syndical vous répond dans la messagerie de son espace. Sa réponse reste au dossier, dans le fil des échanges. Si le choix change le prix, la ligne se modifie ou un avenant se prépare, que le client accepte avant que vous ne commandiez la matière.
Ce petit rituel évite le scénario classique : une façade terminée, une teinte contestée par un copropriétaire, et un syndic qui assure ne jamais avoir validé cette référence.
Le vocabulaire du façadier, dans vos lignes
Le menu dit « Interventions » et « Suivi commercial » ; vos devis gardent le langage de la façade :
- Supports et état : enduit, crépi, pierre, brique, béton, fissures, cloques, plâtre creux.
- Travaux : nettoyage, décapage, hydrogommage, reprises, enduit monocouche, enduit à la chaux, peinture de façade, hydrofuge.
- Éléments : bandeaux, corniches, appuis, soubassement, balcons, garde-corps, descentes.
- Accès : échafaudage, nacelle, plate-forme, bâchage, filet.
- Chantier : protections, évacuation, nettoyage de fin de chantier, repli.
Les documents du façadier
- Le devis détaillé par façade, avec la référence de votre assurance décennale.
- Les photos par façade et par phase, datées.
- Les comptes rendus de chantier en PDF, envoyés au syndic.
- Les autorisations, de voirie ou de travaux, que vous déposez dans le dossier : Corsala les range, il ne les établit pas.
- Les bons de commande à l'échafaudeur et aux autres sous-traitants.
- Les factures d'acompte, de situation, de solde et de retenue, avec leurs relances.
Syndics, particuliers, entreprises générales
Un façadier travaille pour des copropriétés, pour des particuliers en maison, et pour des entreprises générales qui lui confient le lot enveloppe. Dans le premier cas, le syndic devient le client du dossier : il reçoit le lien, les comptes rendus, les photos. Dans le dernier, l'entreprise vous consulte depuis Corsala et vous répondez par un lien personnel, sans abonnement, avec les plans et le planning qu'elle partage ; retenu, le bon de commande vous parvient sans ressaisie.
Pour une isolation par l'extérieur qui accompagne le ravalement, la page de l'isolation thermique décrit l'autre moitié du chantier. Celle du couvreur et celle du peintre couvrent les corps d'état voisins, et les entreprises tous corps d'état y trouvent le pilotage complet.
Combien coûte Corsala pour un façadier
Le CRM est gratuit pour toute l'équipe ; seule l'IA se paie au jeton (0,10 € le jeton), avec 200 jetons IA offerts à l'ouverture de l'espace. Voici trois situations :
- Façadier seul, qui fait des devis et des factures : le CRM est gratuit, et l'IA se paie au jeton quand il dicte un devis.
- Entreprise de sept personnes (dirigeant, assistante, chef de chantier, quatre façadiers) : toute l'équipe, au bureau comme sur l'application terrain, utilise le CRM sans rien payer.
- Structure de douze personnes, avec prospection et recrutement : les mêmes modules, gratuits pour toute l'équipe.
Syndics, copropriétaires et loueurs d'échafaudage invités ne paient rien. La page tarifs liste ce que comprend le CRM.
Venir d'un tableur ou d'un autre logiciel
Votre grille de prix se charge depuis un fichier CSV ou Excel, ou se reconstitue depuis quelques-uns de vos anciens devis, que l'IA lit et que vous validez ligne par ligne. Les syndics et gestionnaires que vous servez arrivent par un export de contacts repris par notre équipe au démarrage.
Inter-Fast et Costructor proposent des calculateurs d'enduit de façade : utiles si vos devis partent des quantités de matière. Corsala n'en a pas ; il chiffre vos prestations avec vos prix et met le syndic, ses questions et vos comptes rendus dans le même dossier. Une page par éditeur, regroupées dans les comparatifs, permet de vérifier ce qui précède.
Ce que Corsala ne fait pas
Corsala ne calcule pas de quantité d'enduit, ne mesure pas une façade par photographie et ne dépose aucun dossier en mairie. Il ne gère ni le compte prorata, courant dans les marchés de copropriété, ni la révision de prix par indices, ni le paiement direct du sous-traitant, et ses situations portent sur l'ensemble du marché, sans suivi poste par poste : si vos chantiers en dépendent, gardez votre outil de facturation pour cela.
Commencer sur un ravalement en préparation
Relevez votre prochaine façade et envoyez au syndic un devis qu'il pourra lire, questionner et signer. Ouvrez votre espace gratuit, et une démo sur un dossier de chantier est possible si vous voulez d'abord voir le syndic à l'œuvre.