Trois pièces à repeindre, une préparation toujours sous-estimée
Un couple achète un trois-pièces de 65 mètres carrés au sol dans un immeuble haussmannien. Les murs ont été repeints par couches successives, un plafond est fissuré au droit d'une poutre, les boiseries portent trois générations de laque. Vous venez le samedi matin, le mètre laser à la main. Vous faites le tour : séjour, deux chambres, couloir, cuisine, salle d'eau. Dans le séjour, une moulure à conserver ; dans la chambre du fond, un papier peint à déposer.
Le piège d'un devis de peinture n'est pas la peinture, c'est tout ce qui la précède. La protection des sols et du mobilier, le rebouchage, le ponçage, l'enduit de lissage sur les zones abîmées, la sous-couche d'accrochage, la reprise des fissures : ces lignes ne se voient pas dans le résultat, mais elles prennent la moitié du temps. Un devis tapé de mémoire le soir oublie la préparation, le client compare au prix d'un confrère qui l'a oubliée aussi, et vous perdez le chantier ou votre marge. Le logiciel devis peintre de Corsala vise le contraire : que le devis soit écrit pendant que vous voyez encore les murs.
Dicter un appartement pièce par pièce
Le tour de l'appartement, à voix haute
Dans la dernière pièce, vous ouvrez « Devis rapide » sur le téléphone. Vous parlez comme si vous aviez le client à côté de vous, dans l'ordre de la visite : « Séjour de cinq mètres sur quatre, hauteur deux mètres cinquante. Préparation complète des murs et du plafond, enduit sur les fissures, sous-couche, deux couches acrylique mat. Portes et plinthes laquées en satiné, six portes, quarante-huit mètres linéaires de plinthes. Chambre du fond, dépose du papier peint, murs en blanc. »
Surfaces, hypothèses et étiquettes
« Structurer avec Lia » range la dictée en lots : protections, préparation, sous-couche, peinture des murs, peinture des plafonds, boiseries. Pour une pièce annoncée en dimensions, Lia calcule les surfaces et montre ses hypothèses : si elle compte une porte et une fenêtre à déduire des murs, elle le dit, et la ligne reste « probable » tant que vous n'avez pas confirmé. Le papier peint à déposer, que vous avez cité sans surface, tombe dans « À confirmer ».
Sur un plan, le métré sur plan PDF vous donne des surfaces mesurées, pièce par pièce, au lieu d'estimées. Les deux méthodes cohabitent : vous dictez ce que vous avez vu, vous mesurez au plan ce que vous n'avez pas visité, et un seul devis rassemble le tout.
Les prix au mètre carré de votre bibliothèque
Les lignes reconnues prennent vos prix au mètre carré, signalés par « Prix bibliothèque, à confirmer ». La préparation, la sous-couche, les deux couches, la laque : tout vient de vos anciens devis ou de votre tableur de prix, qu'il suffit de déposer en CSV ou en Excel. Sans bibliothèque, vous pouvez la reconstituer en confiant à l'IA quelques-uns de vos anciens devis. Une ligne sans correspondance, comme la dépose d'un papier peint intissé collé en plein, reste « à chiffrer ».
Teintes et finitions : du texte, pas un nuancier
Dictez les références dans la phrase : « blanc 9010 mat sur les murs, gris perle satiné sur les boiseries ». Elles restent dans l'intitulé de la ligne, que le client relit et, quand les commentaires sont autorisés, peut commenter à son tour. Corsala ne contient pas de nuancier de fabricant : la teinte est un texte que vous maîtrisez, pas une donnée tirée d'un catalogue. C'est volontaire, car l'IA ne doit pas décider d'un blanc à votre place, mais cela signifie que vous vérifiez les références à la relecture.
Variantes et choix du client
Le client hésite sur la finition des boiseries ? Vous dictez la variante comme une option, avec son étiquette, ou vous préparez un second devis du même dossier. Il les lit côte à côte dans son espace et signe celui qu'il retient. Quand vous avez autorisé les commentaires, il peut aussi poser une question sur la ligne du plafond sans vous appeler : la réponse reste attachée à la ligne.
Exemple chiffré : un trois-pièces de 65 m² au sol
Les montants sont fictifs et servent seulement à montrer la forme d'un devis dicté.
| Pièce ou lot | Poste | Surface ou quantité | Prix HT | Montant |
|---|---|---|---|---|
| Protections | Protection des sols et du mobilier | 1 forfait | 240 € | 240 € |
| Préparation | Rebouchage, ponçage, enduit sur zones abîmées | 210 m² | 6 € | 1 260 € |
| Sous-couche | Sous-couche d'accrochage murs et plafonds | 210 m² | 4,50 € | 945 € |
| Murs | Peinture acrylique mate, deux couches | 150 m² | 14 € | 2 100 € |
| Plafonds | Peinture plafonds, deux couches | 60 m² | 16 € | 960 € |
| Boiseries | Portes laquées satiné | 6 u | 85 € | 510 € |
| Boiseries | Plinthes laquées | 48 ml | 9 € | 432 € |
| Revêtements | Dépose du papier peint de la chambre | 1 u | à chiffrer | à chiffrer |
Le total partiel s'élève à 6 447 € HT. Le client voit « Total partiel » tant que la dépose du papier peint n'est pas chiffrée, et vous ne lui envoyez pas un prix définitif sur une ligne que vous n'avez pas évaluée.
Le devis détaillé que demande un assureur
Après un dégât des eaux, l'expert de l'assurance ne lit pas un forfait : il lit chaque pièce, chaque surface, chaque prestation. Le devis dicté pièce par pièce a justement cette forme, avec un lot par pièce ou par nature de travaux et des quantités visibles. Vous gardez dans le même dossier les photos des dégâts prises à la visite, la signature de l'occupant et, si vous le décidez, les documents que l'expert doit voir. L'occupant signe depuis son téléphone sans avoir à imprimer ni scanner, ce qui compte quand il a déjà tout un dossier de sinistre à gérer.
Les lignes qu'un devis de peinture oublie
Quand vous relisez le brouillon, quelques lignes méritent une vérification systématique :
- la protection des sols, des radiateurs et du mobilier restant sur place ;
- la préparation selon l'état des supports, qui varie d'une pièce à l'autre ;
- la sous-couche d'accrochage ou le primaire sur les fonds poreux ou farinants ;
- les reprises après les autres corps d'état, quand un électricien ou un plaquiste passe avant vous ;
- le nettoyage de fin de chantier et l'évacuation des déchets.
Lia en propose certaines, votre bibliothèque en connaît d'autres, et « À confirmer » liste le reste. Cette liste est un aide-mémoire, pas un contrôle : vous restez juge de ce qu'un chantier demande.
Pour le client, le compagnon et le bureau
- Le client reçoit un devis détaillé, pièce par pièce, le jour de la visite ou le lendemain, et peut le lire sur son téléphone dans le train.
- Le compagnon qui fait la visite parle comme il l'entend ; le devis arrive en français et vous le relisez.
- Le bureau retrouve ses prix au mètre carré d'un devis à l'autre au lieu de les rechercher dans un ancien fichier. Le devis signé alimente le planning de chantier et les factures d'acompte.
Limites à connaître
Sans connexion, rien ne se transcrit, et la qualité dépend de ce que le téléphone entend : un appartement vide résonne. Les surfaces calculées à partir de dimensions annoncées sont des estimations, signalées comme telles ; pour un relevé précis, mesurez sur plan. L'IA ne fixe jamais un prix : une ligne absente de votre bibliothèque reste « à chiffrer ». Une teinte n'est pas une donnée de catalogue : la référence se dicte et se relit. Quant à un import de catalogue fabricant en un clic, il n'existe pas encore.
Pour aller plus loin
La page devis à la voix détaille le parcours complet. Si vos plans arrivent en PDF, la page métré sur plan montre comment les mesures rejoignent le devis. L'offre est détaillée sur la page tarifs. Pour juger sur un vrai devis de peinture, ouvrez votre espace gratuit ; si vous préférez qu'on vous montre l'écran, demandez une démo.