Un plateau de six cents mètres carrés, soixante pages de plans, un vendredi
Le dossier d'avant-projet définitif d'un immeuble de bureaux arrive à midi, en PDF : soixante pages, des plans par niveau, des coupes, des façades, des détails. Vous deviez rendre l'estimation lundi. Les méthodes classiques sont connues : impression et scalimètre, ou tablette graphique, puis report des surfaces dans un tableur, puis recopie du tableur dans le descriptif quantitatif, lot par lot. Trois saisies, trois occasions d'oublier une cloison ou une bande de ragréage.
Le métré sur plan économiste de Corsala raccourcit cette chaîne sans prétendre la remplacer. Il garde votre métier au centre, le jugement sur ce qui se mesure et comment, et supprime la recopie : une mesure tracée sur le plan est la quantité d'une ligne de devis, et la ligne de devis rouvre le plan à l'endroit où l'on a mesuré.
Du PDF au quantitatif, étape par étape
Importer et calibrer
Vous ouvrez le PDF dans le métré, page par page. Vous calez l'échelle sur une cote connue, la largeur d'une porte ou la longueur d'une façade cotée : à partir de là, chaque tracé se lit en mètres. Chaque page garde son nom, rez-de-chaussée, étage, toiture.
Typer les pages, puis « Lancer l'analyse »
Sur un dossier de soixante pages, vous n'avez pas envie de chercher le plan du R+2 dans une pile. Le bouton « Pré-classer les pages (IA) » lit le sommaire et le cartouche de chaque page, puis propose un type : plan de projet, existant, démolition, cloisonnement, électrique, plomberie, faux plafond, élévations, tableau de spécifications. Vous vérifiez, vous corrigez, et vous désignez le plan de projet comme référence. « Lancer l'analyse » propose alors une échelle, que vous confirmez, et des éléments à chiffrer, que vous cochez avant insertion. Elle consomme des jetons IA. Le choix de ce qui se mesure reste le vôtre : l'analyse propose, vous tranchez.
Tracer en mode Polygone, compter en mode Comptage
En mode Polygone, vous dessinez le contour d'une pièce : la surface et le périmètre sortent ensemble, sans second tracé pour le périmètre des plinthes. En mode Comptage, vous pointez : un WC suspendu se compte en un clic, une porte, un bloc de sécurité aussi. Chaque mesure porte un nom, une pièce, un lot.
Les compléments normés, qui rattrapent l'oubli
Quand le tracé d'un parquet ou d'un carrelage se termine, une fenêtre s'ouvre : « Compléments suggérés ». Le ragréage y figure, coché et verrouillé « (obligatoire) », avec sa référence NF DTU ; une sous-couche ou des plinthes sont proposées, au périmètre réel de la pièce, « (suggéré) ». Si vous pointez une douche, l'étanchéité sous carrelage est proposée à son tour. Chaque règle calcule sa quantité à la surface, au périmètre, à l'unité ou au forfait, et vous la corrigez avant d'ajouter. La référence normative est recopiée jusqu'au devis.
Générer le devis, quantitatif par lot
« Générer le devis » transforme les mesures en lignes de devis, rangées par lot, avec leurs quantités et leurs références. Si une mesure change plus tard, parce que l'architecte a déplacé une cloison, la mise à jour de sa ligne vous est proposée. Une mesure que vous ignorez ne vous est plus reproposée.
Exemple chiffré : un plateau de bureaux au niveau 2
Les quantités sont inventées pour l'exemple.
| Tracé | Mode | Pièce | Mesure | Compléments proposés |
|---|---|---|---|---|
| Parquet contrecollé | Polygone | Salles de réunion | 96 m², périmètre 61 ml | Ragréage 96 m² (obligatoire), sous-couche acoustique 96 m² (cochée), plinthes 61 ml (suggérées) |
| Carrelage de sol | Polygone | Sanitaires | 42 m², périmètre 34 ml | Ragréage 42 m² (obligatoire), joints silicone 34 ml (suggérés) |
| Douches | Comptage | Sanitaires | 4 u | Étanchéité sous carrelage, 4 u (proposée) |
Ce niveau produit trois tracés et sept lignes de devis, dont cinq sont des compléments que le vendredi soir aurait pu laisser passer. Le lot part en consultation tel quel : chaque entreprise chiffre le même périmètre, et le comparatif aligne les offres sur les mêmes lignes.
Caler l'échelle, puis vérifier qu'elle tient
Un PDF exporté d'un logiciel de dessin peut avoir été mis à l'échelle approximativement, ou rogné. Avant de tracer quoi que ce soit, calez sur une cote connue, puis vérifiez sur une seconde : la longueur d'une façade cotée, la largeur d'un couloir. Si les deux se lisent correctement, votre tracé est fiable ; si l'écart dépasse ce que votre métier tolère, reprenez le calage ou demandez à l'architecte un plan à l'échelle exacte. Corsala ne corrige pas un plan déformé : il vous donne un outil pour le constater tôt.
Trois erreurs classiques, et ce qui les rend visibles
Le métré de papier laisse passer trois fautes que l'on ne voit qu'au chantier. Le double comptage : une pièce mesurée deux fois, parce qu'elle figure sur deux pages. L'oubli : un local technique sans nom sur le plan, qui n'entre dans aucune ligne. La mauvaise page : un plan périmé mesuré à la place du plan en vigueur. Avec le tracé dans le dossier, chaque mesure porte son nom, sa pièce et son lot ; la liste des mesures se parcourt, et les pages typées disent laquelle est le plan de référence. Un double comptage se repère à la lecture de la liste ; il ne se découvre plus à la facture.
Plusieurs phases, un seul dossier
Les plans d'une opération se succèdent : l'avant-projet sommaire, puis l'avant-projet définitif, puis le projet. Chacun peut être importé dans le dossier, avec sa phase. L'assistant filtre par phase : « quelle surface au total sur le plan APD » donne un chiffre propre à cette version, sans mélanger l'avant-projet précédent. Quand l'architecte renvoie un plan modifié, vous ne repartez pas de zéro : vous reprenez la mesure concernée, et la mise à jour de sa ligne vous est proposée.
Après le métré : le devis, la consultation, l'analyse
Le quantitatif devient devis, le devis alimente la consultation de chaque lot, et la consultation produit des offres que vous comparez. Le métré n'est pas un outil isolé : c'est la première étape d'une chaîne où rien ne se ressaisit. Chaque ligne du devis garde son bouton règle : un clic, et le plan s'ouvre sur la mesure qui l'a produite, ou, si la ligne a été tapée à la main, prêt à la tracer. Quand le maître d'ouvrage demande pourquoi le parquet fait trente-quatre mètres carrés et pas trente-deux, vous lui montrez le tracé.
Au bureau, chez l'entreprise et chez le maître d'ouvrage
- L'économiste ne recopie plus ses surfaces, et ne dépend plus de sa mémoire du vendredi soir pour penser au ragréage.
- Les entreprises consultées chiffrent un périmètre complet, avec ses compléments, au lieu de découvrir un oubli en chantier.
- Le maître d'ouvrage peut voir, sur le plan, d'où vient une quantité, quand il conteste un poste.
Les limites à connaître
Le métré se fait sur ordinateur, là où un plan se lit bien ; le téléphone sert au terrain. Les compléments ne sont proposés que si votre bibliothèque les relie à la prestation tracée. La lecture d'une maquette IFC n'existe pas encore : elle est à venir. Les références NF DTU sont recopiées, elles ne sont pas contrôlées. Enfin, un DPGF que les entreprises rempliraient en ligne est à venir.
Pour aller plus loin
Le principe du métré est présenté sur la page métré sur plan. La consultation qui suit est décrite pour votre métier sur la page consultation des entreprises pour l'économiste, et l'ensemble de l'offre dans la rubrique économiste de la construction. L'offre est détaillée dans la page tarifs. Pour tester sur un de vos dossiers, ouvrez votre espace gratuit ; une démonstration est aussi possible.