Cent quarante mètres carrés à carreler, un client qui demande pourquoi 38 et pas 35
Un rez-de-chaussée de cent quarante mètres carrés : une entrée, une cuisine, un séjour, un couloir, une salle d'eau. Le client veut un grès cérame grand format partout sauf dans la salle d'eau, qui reçoit une faïence toute hauteur. L'architecte vous a envoyé le plan en PDF. Vous imprimez, vous sortez le scalimètre, vous notez des surfaces pièce par pièce sur un carnet, vous les reportez dans un tableur, puis dans le devis.
Quand le client demande pourquoi la cuisine fait trente-huit mètres carrés et pas trente-cinq, il faut tout reprendre pour lui répondre. Le métré carrelage sur plan de Corsala ne mesure pas à votre place ; il conserve ce que vous avez mesuré. Chaque surface est un tracé sur le plan, relié à une ligne de devis : pour répondre à la question, vous montrez le tracé.
Du PDF au devis, pièce après pièce
Importer, caler, contrôler
Le plan reçu rejoint les fichiers du dossier. Vous l'ouvrez dans le métré, page par page, puis vous donnez l'échelle à partir d'une longueur dont vous êtes sûr : la largeur d'une porte, une façade cotée. Contrôlez ensuite sur une deuxième longueur avant de tracer. Chaque page du PDF garde son nom : rez-de-chaussée, étage, élévations.
Le sol, en mode Polygone
Vous suivez le contour de la cuisine, pointe après pointe. En mode Polygone, la surface et le périmètre sortent ensemble. Le tracé porte un nom, une pièce, un lot, « Revêtements de sol ». Le périmètre est celui que vous avez dessiné, avec ses angles et ses retours, et non une estimation tirée de la surface : il servira pour les plinthes.
Les plinthes et les seuils
Le périmètre d'une pièce donne les mètres linéaires de plinthes, à diminuer des largeurs de porte si vous ne carrelez pas en seuil. Les barres de seuil se comptent en mode Comptage : un clic par seuil, sur le plan, avec la pièce et le lot.
La faïence, au mur ou depuis les élévations
Quand l'architecte a joint les élévations des murs de la salle d'eau, vous donnez l'échelle de cette page et vous tracez chaque pan de mur en polygone : la surface de faïence sort directement, à la hauteur dessinée. Sans élévations, vous suivez le pied de chaque mur à carreler, en longueur, puis vous indiquez la hauteur de pose, 2,20 m pour une douche par exemple : Corsala multiplie la longueur par cette hauteur, et vous corrigez la hauteur sur la ligne, ou pour plusieurs murs d'un coup. Reste la dictée à Studio Lia : « faïence toute hauteur dans la douche » donne une surface calculée à partir du périmètre et d'une hauteur retenue, avec l'hypothèse sur les ouvertures affichée. Dans les trois cas, c'est vous qui contrôlez.
Les compléments, dès la fin du tracé
À peine le carrelage de sol tracé, une fenêtre vous propose des compléments. Le ragréage s'y trouve déjà coché, verrouillé, marqué « (obligatoire) » et accompagné de sa référence normative ; les joints en silicone sanitaire sont suggérés sur la longueur réelle du périmètre. En pointant une douche, vous obtenez aussi son étanchéité sous carrelage. La quantité de chaque proposition se calcule selon sa nature, à la surface, au périmètre ou à l'unité, et vous la modifiez avant de valider. Quand vous enchaînez dix pièces de même nature, une case suspend la fenêtre pour le reste de la session.
Ces propositions viennent de votre bibliothèque : si elle ne relie pas un ragréage au carrelage, rien n'est proposé. Le métré ne devine pas ce que vous ne lui avez pas appris.
Une douche à l'italienne, au plan et à la voix
Un plan montre rarement tout ce que demande une douche : la forme de pente, la natte, la bonde siphon. Vous pointez la douche sur le plan, ce qui propose l'étanchéité ; pour le reste, vous dictez sur place : Studio Lia propose les ouvrages qui accompagnent une douche à l'italienne, que vous gardez ou écartez. Le plan donne les surfaces, la dictée complète ce que le dessin ne dit pas, et le devis rassemble les deux.
Les grandes surfaces : parties communes, halls, plateaux
Pour un hall d'immeuble ou des parties communes, le même geste vaut sur de plus grandes surfaces : un polygone par zone, un nom clair pour chacune, un lot commun. La liste des mesures se parcourt, se corrige, se filtre. Ce que vous avez vu sur place peut se dicter, ce que vous n'avez pas pu visiter se mesure au plan : un seul devis réunit les deux.
Quand le client change de format
Le client passe d'un carreau de soixante par soixante à un format de cent vingt par soixante. La surface à carreler ne bouge pas : seule la ligne de votre bibliothèque change, avec son prix et son coefficient de pertes. Le métré n'est pas à refaire : la mesure appartient au plan, le prix appartient à la ligne, et chacun se change sans toucher à l'autre.
Du métré au devis, et retour
Au retour dans le devis, les nouvelles mesures vous sont proposées. Vous cochez celles à intégrer : elles deviennent des lignes avec leur quantité. Une mesure laissée de côté ne vous est plus soumise. Si une mesure évolue, Corsala suggère de mettre à jour sa ligne. Un bouton règle, sur chaque ligne, rouvre le plan avec la mesure surlignée ; une ligne tapée à la main rouvre le plan prêt à tracer, et la quantité se remplit à votre retour.
Exemple chiffré : le rez-de-chaussée de cent quarante mètres carrés
Quantités et prix inventés pour l'illustration.
| Ligne du devis | Mesure d'origine | Quantité | Prix HT | Total HT |
|---|---|---|---|---|
| Carrelage de sol 60 par 60, pose collée | Polygone, cuisine, entrée et séjour | 38 m² | 62 € | 2 356 € |
| Ragréage autolissant | Complément (obligatoire) | 38 m² | 19 € | 722 € |
| Plinthes assorties | Périmètre des tracés | 29 ml | 14 € | 406 € |
| Faïence toute hauteur, salle d'eau | Polygones sur élévations | 21 m² | 85 € | 1 785 € |
| Étanchéité sous carrelage de douche | Comptage, complément | 1 u | 390 € | 390 € |
Le total ressort à 5 659 € HT, et chaque quantité renvoie à un tracé. Le jour où le client conteste les trente-huit mètres carrés, vous cliquez sur le bouton règle de la première ligne : le plan s'ouvre sur les trois polygones, surlignés.
Ce que le métré ne calcule pas
Le métré fournit des surfaces et des longueurs exactes d'après le plan. Il ne calcule ni les chutes, ni le calepinage, ni le sens de pose ; il ne contrôle pas la planéité du support et ne décide pas à votre place qu'un ragréage s'impose. Ces choix relèvent de votre diagnostic : c'est pourquoi les compléments sont proposés, jamais imposés, et corrigibles.
Pour le carreleur, le client et l'architecte
- Le carreleur ne recopie plus ses surfaces et ne rate plus un ragréage parce qu'il pensait à autre chose.
- Le client peut voir d'où vient une quantité, au lieu de devoir croire un chiffre.
- L'architecte retrouve sur le plan qu'il a envoyé les tracés de l'entreprise, ce qui évite les malentendus sur les pièces concernées.
Les limites à connaître
Le métré se fait sur ordinateur, car un plan se lit mieux sur grand écran ; le téléphone sert au terrain. Les compléments dépendent de votre bibliothèque. La lecture d'une maquette numérique au format IFC n'est pas disponible : c'est à venir. Un plan mal exporté reste un plan mal exporté.
Pour aller plus loin
Le principe du métré s'explique dans la rubrique métré sur plan. Pour la dictée qui précède ou complète le métré, lisez la page consacrée au devis à la voix du carreleur ; pour l'offre générale, la page logiciel artisan. L'offre est détaillée sur la page tarifs. Ouvrez votre espace gratuit et mesurez un plan réel, ou demandez une démo.