Un appartement de soixante-cinq mètres carrés : les murs ne se mesurent pas au sol
Vous reprenez un appartement haussmannien : quatre pièces, un couloir, une salle d'eau. L'architecte vous a envoyé les plans en PDF. Pour le plafond, la mesure est simple : la surface au sol. Pour les murs, c'est autre chose : un périmètre, une hauteur, des ouvertures à déduire. Pour les boiseries, des portes à compter, des plinthes à mesurer. Vous imprimez le plan, vous mesurez au scalimètre, vous calculez dans un tableur, puis vous recopiez dans le devis.
Dans ce métier, la ligne qui fait perdre de l'argent est la surface de murs sous-estimée d'une pièce. Le métré peinture sur plan de Corsala traite les murs pour ce qu'ils sont : une longueur tracée, une hauteur que vous donnez, des ouvertures que vous retirez. Il fait la multiplication, vous gardez la règle de déduction, et chaque tracé reste dans le dossier.
Ce que le plan donne
Le plafond et le périmètre, d'un seul tracé
Après avoir donné l'échelle d'après une cote que vous connaissez, vous suivez le contour du séjour en mode Polygone. Deux chiffres apparaissent ensemble : la surface, qui est celle du plafond si celui-ci est plat, et le périmètre. Vous lui donnez un nom, une pièce et un lot, « Peinture », puis vous passez à la chambre, au couloir, à la cuisine.
Les ouvertures, comptées une à une
En mode Comptage, vous pointez chaque porte et chaque fenêtre ; elles se rangent par pièce. Les portes serviront à la fois à votre déduction des murs et à la ligne « portes laquées », que l'on compte à l'unité. Les fenêtres donnent la déduction des murs et, selon votre pratique, une ligne de peinture des menuiseries.
Les plinthes, au périmètre réel
Le périmètre du tracé est le linéaire de plinthes de la pièce, avant déduction des seuils. Une ligne « plinthes laquées » prend ce périmètre, que vous diminuez de la largeur des portes si vous le souhaitez.
La hauteur, que le plan ne dit pas
Un plan d'étage n'indique pas la hauteur sous plafond : elle figure sur une coupe, dans le descriptif ou dans votre relevé. Vous la donnez à Corsala quand vous validez un tracé de mur, dans le champ « Hauteur sous plafond (m) », sous lequel s'affiche le rappel « Distance × hauteur = surface murale ». La longueur tracée devient alors une surface, en mètres carrés.
Dans un immeuble ancien, le palier à 3,10 m et les chambres à 2,70 m ne se traitent pas avec la même valeur. Chaque mesure porte donc sa hauteur, que vous corrigez sur sa ligne, et une sélection de plusieurs murs reçoit une hauteur commune d'un seul geste : les surfaces se recalculent à partir des longueurs d'origine.
Deux façons de chiffrer les murs
Suivre les murs, un par un
Vous cheminez le long des murs de la pièce, en mode longueur, avec la prestation « peinture des murs » de votre bibliothèque. C'est la voie la plus fine quand une pièce a des décrochés, des alcôves ou un mur que vous ne peignez pas. Chaque mur garde son tracé, sa pièce et sa hauteur.
Dériver les murs depuis la pièce
Quand le contour de la pièce est déjà tracé pour le plafond, une petite brique, « Dériver la peinture des murs », apparaît au survol de la ligne de cette surface. Elle crée une ligne de murs rattachée à la pièce : le périmètre multiplié par la hauteur de la mesure, à défaut celle du projet, à défaut 2,50 m, moins la faïence déjà prévue dans la même pièce. Un message récapitule le calcul, et la note de la ligne le conserve.
Les ouvertures, c'est vous qui décidez
Le métré compte les ouvertures ; il ne les retire pas des murs que vous dérivez d'une pièce. La note de la ligne le dit : le calcul est fait hors déduction d'ouvertures, à ajuster. Vous cliquez la quantité, vous la corrigez, avec la règle que vous appliquez d'habitude : à partir de quelle taille une baie se déduit, et si l'embrasure se repeint. Le nombre d'ouvertures par pièce, lui, est sous vos yeux, ce qui évite d'oublier une baie vitrée dans le calcul.
Murs carrelés, faïence, crédence : ce qu'on ne peint pas
Dans une salle d'eau ou une cuisine, une partie des murs est carrelée : la faïence de la douche, la crédence. Vous ne la peignez pas. Si vous avez tracé la faïence de la pièce avec le préréglage « Faïence murale », la dérivation la retranche d'elle-même ; sinon, la question reste à confirmer avec le client, et vous la notez dans le devis. Le métré compte ce que vous lui désignez : il ne devine pas ce qui sera carrelé.
Un plan par étage, des mesures rangées par page
Dans un immeuble de bureaux ou un duplex, chaque niveau a sa page dans le PDF, avec son nom : rez-de-chaussée, R+1, combles. Les mesures se rangent par page : le plafond du palier du deuxième étage se retrouve sans rouvrir les autres niveaux. Le devis, lui, rassemble les mesures par lot, et le total des plafonds de l'immeuble se lit d'un coup.
Les plafonds en pente
Dans un comble aménagé, le plafond suit la toiture : la surface réelle est plus grande que la surface vue du dessus, et un tracé sur le plan d'étage ne la donne pas. Sur la coupe, le rampant n'est qu'une ligne. Vous donnez l'échelle de la page de la coupe, vous mesurez la longueur développée du rampant, puis vous la multipliez par la longueur de la pièce relevée sur le plan. Cette précaution évite une sous-estimation de plusieurs mètres carrés dans les chambres sous les toits.
L'analyse du plan, pour un logement de plusieurs pièces
Pour un premier jet, vous pouvez confier le plan à l'analyse. Elle propose une échelle, que vous confirmez, puis, pour chaque pièce dont les revêtements se lisent, un contour, une hauteur sous plafond, la liste des ouvertures et les lignes qui en découlent : sol, plinthes, murs nets des ouvertures, plafond. « Insérer les pièces » les verse au métré. Vous vérifiez pièce par pièce : un contour mal posé donne des murs faux, et seul votre regard le voit. L'analyse consomme des jetons IA.
Les compléments d'un peintre
Une peinture s'accompagne de préparation, de sous-couche, de protections. Après un tracé de surface, ou un comptage, Corsala propose des compléments quand votre bibliothèque relie les prestations entre elles : un peintre peut lier le plafond à sa sous-couche, avec leur règle de quantité. Rien n'apparaît si la bibliothèque est muette, et rien n'est imposé quand elle parle : vous corrigez chaque quantité avant de valider. Les murs relevés en longueur ne rouvrent pas cette fenêtre ; leurs compléments se traitent comme des lignes du devis.
Du métré au devis, sans recopier
De retour dans le devis, les mesures nouvelles attendent votre choix : celles que vous cochez prennent la forme de lignes rangées par pièce et par lot. Quand l'architecte déplace une cloison, Corsala suggère d'actualiser la ligne touchée. Pour les pièces visitées sans plan sous la main, la dictée sur le téléphone complète le devis.
Exemple chiffré : l'appartement de soixante-cinq mètres carrés
Quantités et prix inventés pour l'illustration. Les tracés donnent 62 m² de plafonds et 78 ml de périmètre. Le périmètre multiplié par 2,50 m de hauteur donne 195 m² de murs bruts ; le peintre retire 21 m² d'ouvertures à la main, et les murs ressortent à 174 m².
| Ligne du devis | Origine de la quantité | Quantité | Prix HT | Total HT |
|---|---|---|---|---|
| Préparation des supports | Murs et plafonds, 174 + 62 m² | 236 m² | 6 € | 1 416 € |
| Sous-couche d'accrochage | Murs et plafonds | 236 m² | 4,50 € | 1 062 € |
| Peinture des murs, deux couches | Murs dérivés, ouvertures retirées | 174 m² | 14 € | 2 436 € |
| Peinture des plafonds, deux couches | Polygones | 62 m² | 16 € | 992 € |
| Portes laquées | Comptage | 6 u | 85 € | 510 € |
| Plinthes laquées | Périmètre diminué des seuils | 72 ml | 9 € | 648 € |
Le total ressort à 7 064 € HT. Le client qui demande d'où viennent les 174 mètres carrés de murs a une réponse : le périmètre tracé, la hauteur retenue, les ouvertures comptées et déduites, et le plan à l'appui.
Ce que le métré ne fait pas
Il ne déduit pas les ouvertures des murs dérivés d'une pièce : la règle est la vôtre. Il ne décide pas de la préparation que demande l'état d'un support, ni du nombre de couches. Il ne lit pas une teinte sur un plan : la référence de peinture se dicte, comme une teinte de nuancier, et se relit. Il demande un ordinateur ; quant à lire une maquette au format IFC, c'est à venir.
Pour le peintre, le client et l'architecte
- Le peintre ne recopie plus ses surfaces, et ne sous-estime plus les murs d'une pièce parce qu'il a oublié une hauteur.
- Le client voit, plan à l'appui, l'origine d'une quantité, au lieu d'avoir à croire un chiffre.
- L'architecte reconnaît ses pièces et ses cotes dans le métré de l'entreprise.
Pour aller plus loin
Le fonctionnement du métré se lit sur la page métré sur plan. La dictée, qui complète le plan, est détaillée pour les peintres dans l'article sur le devis à la voix du peintre ; pour situer le métré dans le reste de l'offre destinée aux artisans, la page logiciel artisan fait le tour. Le prix est sur la page tarifs. Un plan réel suffit pour tester : le premier mois d'essai est gratuit, et une démonstration est possible.