Le tableau remplacé un jeudi, la réclamation un mois plus tard
Jeudi, vous remplacez le tableau d'un trois-pièces : démontage de l'ancien, nouveau tableau équipé, étiquetage des circuits, essais de déclenchement. Le client est content, il paie l'acompte, il signe vite un papier sur le capot de votre camionnette. Un mois plus tard, il appelle : « ça disjoncte depuis votre passage ». Or le four neuf qu'il a branché depuis, ce n'est pas vous qui l'avez installé.
Ce genre de conversation se règle avec des faits : ce qui a été remplacé, quand, dans quel état était l'installation avant, ce que le client a vu et signé. Un bon à souches ne donne presque rien de cela. Le bon d'intervention électricien de Corsala consigne les travaux, le temps passé, les fournitures et les photos avant et après, puis fige le tout à la signature, avec une empreinte du contenu. Il ne règle pas le litige à votre place, mais il vous évite de reconstituer de mémoire ce qui s'est passé un jeudi.
Ce que le bon consigne, rubrique par rubrique
Les travaux, dictés
Un bouton, un micro, et vous racontez ce que vous avez fait avec vos mots d'électricien : « Remplacement du tableau, trois rangées équipées, étiquetage des circuits, reprise de la liaison équipotentielle, essais de déclenchement. » La dictée passe par Studio Lia, dans la langue que vous parlez, et le texte du bon est en français.
Les fournitures, tirées de votre bibliothèque
Le tableau, les différentiels, les disjoncteurs, les connecteurs : vous les choisissez dans la bibliothèque de prix de l'entreprise, au lieu de les retaper. Le prix suit, et c'est ce qui permettra, au bureau, de préparer la facture sans consulter un catalogue.
Les heures de main-d'œuvre
Vous notez le temps passé, par exemple six heures pour le tableau. C'est une saisie manuelle : Corsala ne chronomètre pas votre intervention et ne suit pas la position du téléphone en continu.
Les photos, avant et après
Le tableau avant d'y toucher, le tableau ouvert, le tableau fini, l'étiquetage. Les photos d'un iPhone sont converties à l'import et rangées avec le bon et le dossier. Elles sont ce qui répond le mieux à un « c'était déjà comme ça avant ». Celle du tableau avant montre l'état dans lequel vous l'avez trouvé : fusibles en porcelaine, fils sans repère, absence de terre. Celle du tableau après montre l'étiquetage et la propreté du câblage. Le client qui prétend qu'il n'y avait rien à reprendre trouve, dans le dossier qu'il a lui-même signé, l'état initial de son installation.
La signature et le contenu figé
Le client signe du doigt, sur une feuille qui n'affiche que ce bon, et tape son nom. Corsala retient l'heure de la signature, l'adresse de connexion et le navigateur, et calcule une empreinte du contenu. Le bon reçoit son numéro, du type BI-2026-0012, puis il est figé : on ne le retouche pas. Une erreur se corrige en ouvrant un nouveau bon. Le PDF est établi à votre marque.
Le matin, la liste des interventions du jour
Sur le téléphone du compagnon, l'écran « Interventions du jour » aligne ce qui l'attend : un passage de contrat chez un commerçant, un dépannage signalé la veille, une tâche sur un chantier de rénovation. Il touche la ligne, puis le bouton du bon. Il n'a pas à chercher le dossier, ni à se rappeler quel client est derrière quelle adresse : le dossier est déjà rattaché. En fin de journée, la liste lui montre ce qui est fait et ce qui reste ouvert.
Où se trouve le bouton : trois origines pour un même bon
Le bouton « Bon d'intervention » est sur un passage de contrat, sur une intervention du SAV et sur une tâche de chantier. Pour un électricien, cela recouvre trois situations bien connues. Le passage de contrat, c'est la vérification périodique d'une installation chez un client tertiaire. L'intervention du SAV, c'est le dépannage : un disjoncteur qui saute, une VMC qui ne démarre plus. La tâche de chantier, c'est la pose d'un tableau dans un logement en rénovation que vous menez avec d'autres corps d'état. Dans les trois cas, le bon qui s'ouvre est identique : mêmes rubriques, même signature, même suite.
Exemple : le bon du tableau, puis les lignes à facturer
Les montants sont fictifs, donnés pour montrer le passage du bon à la facture.
| Rubrique du bon | Contenu | Origine |
|---|---|---|
| Travaux | Remplacement du tableau trois rangées, étiquetage, essais | Dicté |
| Fournitures | Tableau équipé, différentiels, disjoncteurs | Bibliothèque |
| Temps | Main-d'œuvre, 6 h | Saisi |
| Photos | Tableau avant, ouvert, après, étiquetage | 4 photos |
Au bureau, « À facturer » reprend les fournitures et la main-d'œuvre du bon dans une facture brouillon ; la ligne de déplacement, si vous en facturez une, s'ajoute à la main :
| Désignation de la facture brouillon | Quantité | Prix unitaire HT | Total HT |
|---|---|---|---|
| Tableau trois rangées équipé | 1 | 640 € | 640 € |
| Différentiels et disjoncteurs complémentaires | 6 | 26 € | 156 € |
| Main-d'œuvre | 6 h | 62 € | 372 € |
| Déplacement | 1 | 45 € | 45 € |
Le brouillon atteint 1 213 € HT. Vous le relisez, vous l'émettez depuis Finance, et il part de votre boîte e-mail ; le PDF du bon reste disponible si le client demande ce qui a été fait.
Ce que le client retrouve dans son espace
Une fois le bon signé, le client le retrouve dans la rubrique « Vos documents » de son espace, où il apparaît comme un document signé, daté, avec les photos du tableau. Il n'a pas besoin de compte : un lien personnel suffit. Un syndic ou une agence qui gère plusieurs logements retrouve ainsi, dossier par dossier, ce qui a été fait et à quelle date, sans vous appeler.
Le compagnon sur le palier, vous au bureau
Dans une petite entreprise d'électricité, le patron est rarement présent sur tous les chantiers. Le compagnon ou l'apprenti intervient seul chez le client, et c'est lui qui remplit le bon, avec l'application terrain posée sur l'écran d'accueil de son téléphone. Vous voyez l'intervention passer à facturer sans l'avoir attendue, et vous ouvrez le bon quand une ligne vous interpelle : la main-d'œuvre est-elle cohérente avec la taille du tableau, le déplacement a-t-il été noté ?
Corsala ne contrôle pas l'installation : ni l'état d'un tableau, ni le choix des protections. Votre jugement s'exerce avant, pendant et après ; le bon en garde la trace et la rend lisible pour le client.
Ce que le bon change, côté client et côté bureau
- Le client reçoit un PDF lisible, qu'il retrouve dans son espace plutôt que dans un tiroir. Il sait ce qui a été remplacé et à quelle date.
- Le compagnon n'a plus de souche à remplir ni de papier à rapporter le vendredi : son intervention se termine quand son bon est signé.
- Le bureau ne retape rien. Pour un contrat d'entretien, les lignes de l'intervention peuvent même rejoindre la facture de l'échéance en cours.
Ce qu'il faut savoir avant de s'y mettre
Le bon appartient au module SAV, et la tâche de chantier au module de pilotage : l'un et l'autre sont compris dans le CRM gratuit. Le téléphone doit avoir du réseau au moment de remplir et de signer. L'écran du bon et son PDF existent en français seulement. L'attestation Consuel n'est pas dans Corsala : le bon documente votre intervention sans être un document réglementaire.
Pour aller plus loin
La page bon d'intervention montre les écrans de bout en bout. Tout ce que Corsala fait pour un électricien, du devis dicté à la relance des impayés, est sur la page logiciel électricien. Pour l'offre, la page tarifs fait foi ; vous pouvez ouvrir votre espace gratuit, et une démonstration sur un dossier d'électricité est disponible sur demande.