Une personne bloquée à 22 heures, un syndic qui veut des comptes le lendemain
Un soir de semaine, la cabine d'un immeuble de dix étages s'arrête entre deux niveaux. Une habitante appelle l'astreinte. Votre technicien arrive, rassure la personne, la libère, puis remonte à la machinerie : un contacteur de porte palière du troisième étage est en cause. Il le remplace, teste l'appareil, remet en service. Il est près de minuit. Il a un bon à souches dans la sacoche, un stylo, et plus beaucoup de patience.
Le lendemain, le syndic appelle le bureau : que s'est-il passé, combien de temps l'appareil a-t-il été à l'arrêt, qu'est-ce qui a été changé, est-ce que cela relève du contrat ? Le bureau cherche le bon dans un carnet qui est toujours dans le véhicule du technicien, relit une écriture de minuit, rappelle le technicien qui dort. Dans ce métier, on a moins besoin d'un beau formulaire que d'une trace fiable : l'appareil, la panne, la pièce, l'heure, la signature. Le bon d'intervention ascenseur de Corsala sert à cela, sur le téléphone, sans retour de carnet.
Le bon d'un dépannage, du déclenchement à la clôture
L'appel devient une intervention du dossier de l'immeuble
Dans Corsala, le client est le syndic, le bailleur ou le gestionnaire, et l'immeuble est son dossier. Le dépannage s'enregistre comme une intervention du SAV rattachée à ce dossier. Sur son téléphone, le technicien l'ouvre et touche le bouton « Bon d'intervention », qui ouvre le bon ou le crée, d'un geste simple, même avec des gants.
Ce que le technicien consigne
Il dicte ce qu'il a fait : « Appareil deux, personne bloquée entre le deuxième et le troisième, libérée. Contacteur de porte palière du troisième remplacé, essais de fonctionnement, remise en service. » Il choisit la pièce dans la bibliothèque, le contacteur, et note le temps passé : une heure quarante-cinq, trajet exclu. Il joint les photos : la pièce défectueuse, la porte palière, l'appareil remis en service. Rien ne se perd si le téléphone passe en veille, l'enregistrement se fait au fil de la saisie.
Qui signe, et quand
Le gardien, la personne qui a donné l'alerte ou un membre du conseil syndical signe sur l'écran. Corsala conserve le nom saisi, le moment de la signature, la connexion et le navigateur, et fige le contenu par une empreinte. À minuit, personne n'est toujours disponible : le bon reste alors ouvert, sans numéro et sans verrou, et se signe le lendemain, quand le gardien est là. C'est un choix de bon sens plutôt qu'une contrainte logicielle : mieux vaut une signature le lendemain qu'un bon rempli à la place du client.
Après la signature
Le syndic reçoit le PDF dans sa messagerie, envoyé depuis votre adresse, et le retrouve dans son espace. L'intervention est classée « résolue ». Au bureau, quand le contrat ne couvre pas ce dépannage, « À facturer » prépare un brouillon de facture qui reprend la pièce et les heures de main-d'œuvre.
Exemple : le dépannage de l'appareil deux, puis la facture éventuelle
Les montants sont fictifs et servent à illustrer la mécanique.
| Rubrique du bon | Contenu | Origine |
|---|---|---|
| Travaux | Personne libérée, contacteur de porte palière du 3e remplacé, essais | Dicté |
| Pièces | Contacteur de porte palière | Bibliothèque |
| Temps | 1 h 45 de main-d'œuvre, trajet exclu | Saisi |
| Photos | Pièce défectueuse, porte palière, appareil remis en service | 3 photos |
Si le contrat ne couvre pas ce dépannage, « À facturer » reprend la pièce et les heures du bon ; vous ajoutez la ligne de déplacement et d'astreinte de nuit selon votre tarif :
| Ligne | Qté | PU HT | Montant HT |
|---|---|---|---|
| Déplacement et astreinte de nuit | 1 | 120 € | 120 € |
| Main-d'œuvre | 1,75 h | 74 € | 129,50 € |
| Contacteur de porte palière | 1 | 64 € | 64 € |
La facture brouillon atteint 313,50 € HT, majoration de nuit comprise : Corsala n'en calcule aucune à votre place, c'est le tarif que vous avez saisi. Si le contrat prend le dépannage en charge, le bureau n'utilise pas le bouton : le bon reste dans le dossier comme trace, et le syndic reçoit son PDF sans facture.
Un dossier par immeuble, un historique par appareil
Un syndic ou un bailleur confie à l'ascensoriste plusieurs immeubles, et chaque immeuble plusieurs appareils. Dans Corsala, le client est la personne morale qui paie, et chaque immeuble se saisit comme un dossier avec son contrat : un contrat sur plusieurs sites se saisit en plusieurs contrats, ce qui oblige à une discipline de saisie mais donne un historique net. Les bons signés s'accumulent dans le dossier de l'immeuble, et il suffit de les relire pour voir que l'appareil deux est intervenu trois fois en deux mois, toujours pour la même porte. L'information existe déjà : elle est simplement rangée au lieu de dormir dans des carnets. Pour un bailleur social qui gère de nombreux appareils, cet historique permet de discuter d'une modernisation à froid, dossier en main, plutôt qu'à chaud, au milieu d'une panne et sous la pression des locataires.
Pannes urgentes et demandes ordinaires
Les pannes avec personne bloquée passent par le téléphone d'astreinte, évidemment : aucun logiciel ne remplace une voix. En revanche, les demandes qui ne sont pas urgentes, un bruit dans la gaine, une porte qui accroche, un voyant en cabine, peuvent arriver par le bouton « Faire une demande » de l'espace du syndic. Elles tombent dans votre SAV, rattachées au bon dossier, au lieu de se perdre dans une messagerie partagée ou un message laissé au gardien.
La visite d'entretien, avec le même bon
Le bon n'est pas réservé aux pannes. La visite périodique d'un appareil, prévue par le contrat, utilise le même bouton, depuis le passage de contrat. Le technicien y dicte les points qu'il a contrôlés : portes, graissage, sécurités, éclairage de cabine. Dès que le gardien a signé, le passage est marqué « fait » et la date du prochain entretien des équipements visés recule d'autant. Corsala ne fournit pas la grille réglementaire de ces points : c'est vous qui la dictez, avec vos mots, comme vous la remplissiez sur papier. Une check-list de contrôle sur mobile est à venir.
Ce que le bon change, pour le technicien, l'astreinte et le syndic
- Le technicien clôt son dépannage sur place : il ne rapporte pas de papier, ne recopie rien, et ne dort pas avec un bon à finir.
- Le responsable d'exploitation voit remonter les interventions, retrouve en un clic le bon d'un appareil et sait combien de temps a duré une panne, sans réveiller personne.
- Le syndic ou le bailleur reçoit un PDF lisible et le retrouve dans son espace, intervention après intervention. Il répond à un copropriétaire qui s'inquiète sans devoir appeler l'entreprise.
Ce que le bon ne couvre pas
Le bon dépend du module SAV, compris dans le CRM gratuit. Remplir et signer exigent une connexion : dans une gaine ou une cave sans couverture, le technicien attend d'être remonté. Une fois signé, le contenu ne se retouche plus, et une erreur appelle un nouveau bon. Le texte affiché et le PDF existent seulement en français. Enfin, le bon n'est ni le carnet d'entretien, ni un rapport réglementaire, ni un contrôle technique.
Pour aller plus loin
Le fonctionnement général du bon est décrit sur la page bon d'intervention. Pour la suite d'un dépannage, le contrat et le parc d'équipements sont sur la page contrats d'entretien. Pour le détail de ce que comprend le CRM gratuit et du prix des jetons IA, consultez la page tarifs. Vous pouvez ouvrir votre espace gratuit sur de vrais dossiers d'immeubles, ou demander une démo.