Définition
L'OPC, ordonnancement, pilotage et coordination, est une mission d'organisation du chantier dans le temps. L'ordonnancement établit le planning détaillé : tâches, durées, enchaînements, jalons, répartition par lot. Le pilotage suit l'avancement réel, compare au planning, anticipe les dérives et recale le calendrier. La coordination fait cohabiter les entreprises sur le chantier : accès, zones de stockage, interfaces entre lots, réunions de synchronisation.
Dans la loi MOP, l'ordonnancement, le pilotage et la coordination apparaissent parmi les éléments d'une mission de maîtrise d'œuvre ; dans les textes d'application, ils constituent une mission complémentaire, que le maître d'ouvrage décide de confier ou non. Elle peut être assurée par le maître d'œuvre, par un pilote spécialisé ou par une entreprise générale pour ses sous-traitants.
L'OPC se distingue de la direction de l'exécution des travaux : l'une gère le temps et les interfaces, l'autre la conformité de ce qui est construit. Il se distingue aussi du rôle de coordonnateur chargé de la sécurité et de la santé des intervenants, qui répond à une réglementation propre.
À ne pas confondre
- OPC et conduite de travaux : le conducteur de travaux pilote le chantier d'une seule entreprise ; l'OPC pilote l'ensemble des lots.
- OPC et planning : le planning est un document ; l'OPC est la mission qui l'établit, l'anime et le recale.
- OPC et coordination de sécurité : la seconde relève d'une réglementation de prévention et d'un coordonnateur désigné.
- OPC et ordonnancement seul : l'ordonnancement n'est que le premier des trois volets.
À quoi ça sert
- Tenir le délai global du chantier, en enchaînant les lots dans le bon ordre.
- Éviter les conflits d'accès : deux entreprises ne travaillent pas au même endroit, au même moment, sans l'avoir décidé.
- Anticiper les retards et leurs conséquences sur les lots suivants.
- Fournir un planning vivant à tous : entreprises, maître d'œuvre, client.
Exemple concret
Chantier de la maison de ville : huit lots, onze mois de travaux (illustration). Le pilote établit un planning avec ces jalons :
| Jalon | Date cible | Lots concernés |
|---|---|---|
| Fin du gros œuvre et de la surélévation | Mois 4 | Gros œuvre, charpente |
| Hors d'eau, hors d'air | Mois 5 | Couverture, menuiseries extérieures |
| Fin des réseaux avant doublages | Mois 7 | Plomberie, électricité, chauffage |
| Début des finitions | Mois 8 | Plâtrerie, carrelage, peinture |
| Réception | Mois 11 | Tous |
À la quatrième réunion, le gros œuvre accuse deux semaines de retard. Le pilote recale : la couverture démarre plus tard, les réseaux se resserrent, la date de réception reste tenue au prix d'une réorganisation des finitions, que chaque entreprise valide.
Erreurs fréquentes
- Aucun pilote nommé dans un chantier en lots séparés : chaque entreprise planifie pour elle seule.
- Un planning sans marge ni jalons, impossible à tenir.
- Ne pas mettre à jour le planning à chaque réunion.
- Oublier les délais d'approvisionnement et de séchage, qui bloquent des tâches.
- Confondre OPC et DET : un planning parfait ne dit rien de la qualité de ce qui est construit.
- Ne pas diffuser la dernière version à tous.
Dans Corsala
Corsala construit le planning d'un chantier sous forme de diagramme de Gantt et le partage, en lecture seule, avec les entreprises consultées, pour qu'elles sachent quand elles interviennent. Le planning peut être généré depuis le devis signé pour les entreprises disposant du module Chantiers. Voir la consultation des sous-traitants.