Le démolisseur ouvre le chantier des autres
Dans une rénovation, tout commence par ce que l'on retire : cloisons, faux plafonds, revêtements, appareils, réseaux, parfois un mur entier. L'entreprise de démolition ou de curage arrive la première et laisse la place propre aux corps d'état suivants. Son chantier est court, ses postes sont simples, mais ses enjeux sont lourds : rien ne doit tomber de ce qui porte, le voisinage ne doit pas souffrir, et personne ne doit découvrir plus tard que l'état de départ était déjà abîmé.
Les pertes de temps sont de trois sortes. D'abord, le devis de masse : dix consultations par semaine, des plans reçus à moitié, des prix demandés pour le lendemain. Ensuite, les découvertes : un mur qui n'est pas ce que disait le plan, une gaine inconnue, un matériau suspect. Enfin, l'évacuation, qui pèse dans le prix et que personne n'a chiffrée au bon volume.
Au bout du compte, la discussion arrive avec le client ou l'entreprise générale, sur une base fragile : un carnet, des souvenirs de réunion, des photos prises à la volée.
De la visite au chantier propre
La visite : ce qui part, ce qui reste
Vous parcourez les lieux avec le client ou le conducteur de travaux. Vous marquez ce qui part, ce qui reste, ce qui doit être protégé. Vos photos de la visite rejoignent le dossier, datées, rangées par pièce. Si l'architecte a fourni un plan PDF, le métré sur plan mesure surfaces de cloisons et longueurs, et chaque ligne du devis vous ramène à sa mesure.
Le devis : dépose, curage, évacuation
Prenons un appartement de quatre-vingts mètres carrés à curer entièrement : dépose du carrelage et du parquet, démolition de cloisons non porteuses, dépose du faux plafond, de la cuisine et de la salle de bain, évacuation en benne. Au retour de la visite, vous ouvrez « Devis rapide » et vous dictez pièce par pièce. Le devis dicté à la voix classe les postes par lot ; ceux que vous n'avez pas pu constater sont signalés, et la liste de ce qui manque s'affiche dans « À confirmer ». La liste de départ de la rénovation contient déjà la dépose de revêtement de sol, de faïence, la démolition de cloison, la dépose d'appareil et l'évacuation des gravats, avec des prix indicatifs que vous remplacez par les vôtres. Dans notre exemple, le devis relu atteint 7 800 € HT.
L'état initial, en photos, avant de toucher un mur
Avant de démolir, vous photographiez ce qui existe : fissures du voisin, état des parties communes, mur mitoyen, sol de l'entrée. Les photos se rangent dans le dossier par pièce, datées. Vous choisissez celles que le client voit dans son espace et celles que vous gardez en interne. Si un voisin évoque plus tard une fissure, la chronologie répond.
L'imprévu dans le mur : l'avenant avant la suite
Le mur de refend n'est pas ce que disait le plan. Vous arrêtez, vous photographiez, vous décrivez, et vous préparez un avenant dans le dossier, chiffré sur vos prix. Corsala ne l'envoie pas et ne l'affiche pas dans l'espace du client : vous le faites accepter par le client ou par l'entreprise générale, par e-mail ou par la messagerie de l'espace du client, puis vous le passez à « signé » avant de poursuivre. Sur un chantier suivi avec le module Chantiers, un compte rendu dicté en quittant les lieux peut aussi faire ressortir ce qui s'écarte du devis, avec la citation exacte de ce qui a été dit.
Le planning : libérer la place pour le suivant
Le curage est la première étape d'une chaîne, et le retard d'un jour se paie à toutes les étapes suivantes. Quand l'entreprise partage son planning, vous le lisez en lecture seule : vous voyez où passe le plaquiste et quand le gros œuvre reprend. Dans votre entreprise, le planning répartit les équipes, et chacun retrouve ses tâches du jour dans l'application terrain.
La remise du site : un bon signé
Quand le curage est terminé, le conducteur de travaux ou le client signe le bon d'intervention : travaux dictés, temps passé, photos du site vidé. Le bon est numéroté, le PDF part dans son espace, et vous passez à la facture sans recopier.
Le bruit, la poussière, les voisins : ce qui se chiffre et se planifie
Un curage ne se fait pas en silence. Brise-roche, évacuation de gravats par l'escalier, poussière dans les parties communes, passages répétés de la benne : chaque nuisance a un coût et un horaire, et le voisin du dessous ne l'accepte que si on l'a prévenu. Dans Corsala, vous écrivez ces contraintes comme des lignes du devis, protection des parties communes, nettoyage quotidien, évacuation à heures fixes, pour que le client les lise et les signe avec le reste. Le courrier aux voisins ou l'autorisation du syndic se range dans le dossier, daté, à côté du devis signé.
Quand les plaintes arrivent, la réponse est dans le dossier : ce qui était prévu, ce qui a été signé, ce qui a été fait, photos à l'appui.
Le vocabulaire de la démolition et du curage
Le menu garde « Interventions » et « Suivi commercial » ; vos lignes parlent de dépose, de curage et d'évacuation :
- Dépose : revêtement de sol, faïence, parquet, moquette, faux plafond, cloison, doublage, menuiseries.
- Démolition : cloison non porteuse, ouverture, maçonnerie légère, dalle, chape, enduit.
- Curage : dépose sélective, déshabillage jusqu'au gros œuvre, réseaux, appareils, cuisine, salle de bain.
- Évacuation : benne, gravats, tri, mise en décharge, centre de tri, nettoyage de fin de chantier.
- Protection : étaiement, protection des existants, bâchage, balisage.
Les documents du démolisseur
- Le devis, avec ses lignes de dépose, de curage et d'évacuation, et la référence de votre assurance décennale.
- Les photos de l'état initial et du site vidé, par pièce.
- Les avenants, un par imprévu, passés à « signé » une fois acceptés.
- Le bon d'intervention de remise du site, signé et numéroté.
- Les bordereaux et les tickets de déchetterie que vous établissez ailleurs, déposés dans le dossier : Corsala les range, il ne les produit pas.
- Les factures d'acompte et de solde, avec leurs relances.
Le lot démolition chez les entreprises générales
Une entreprise de démolition travaille surtout pour d'autres : entreprises générales, maîtres d'ouvrage délégués, promoteurs. Quand l'un d'eux travaille sur Corsala, il vous consulte depuis son dossier : lien personnel, lot, plans et photos partagés. Vous répondez au global ou ligne par ligne, votre devis PDF joint, sans payer d'abonnement. Une relance arrive douze heures avant l'échéance, une seule fois, et le comparatif de celui qui consulte vous met au même niveau que les autres entreprises sur chaque ligne.
Retenu, le bon de commande reprend les lignes du lot et le montant de votre offre. Vos photos de chantier se déposent dans son dossier, par lot et par pièce. Pour un chantier qui implique de l'amiante, la page du désamianteur décrit un métier voisin ; celles du maçon et du plaquiste décrivent ceux qui reprennent après vous.
Combien coûte Corsala pour une entreprise de démolition
Un démolisseur seul fait ses devis et ses factures avec le CRM gratuit. Les équipes, les chantiers, le planning et les bons signés sont compris aussi. Prenons une entreprise de six personnes : dirigeant, assistante, chef de chantier et trois compagnons. Les six utilisent Corsala sans rien payer, au bureau comme sur l'application terrain.
Les entreprises qui vous consultent et vos clients n'ont rien à payer. Seule l'IA se paie, au jeton (0,10 € le jeton), avec 200 jetons offerts à l'ouverture de l'espace, partagés par toute l'équipe. Voir la page tarifs pour le détail.
Venir d'un tableur ou d'un autre logiciel
Vos prix de dépose, de démolition et d'évacuation se chargent depuis un fichier CSV ou Excel, ou partent de la liste de départ de la rénovation avant d'être remplacés par les vôtres. Vos anciens devis, lus par l'IA, servent à reconstituer la bibliothèque ; ils ne sont pas importés comme documents. Un export de vos contacts est repris par notre équipe au démarrage.
Les outils généralistes, Inter-Fast, Obat, Costructor ou Vertuoza, couvrent les devis et les factures du démolisseur. Pour la traçabilité réglementaire des déchets, gardez l'outil que vous utilisez déjà : Corsala ne la propose pas. Il apporte la preuve de l'état initial, l'avenant préparé dans le dossier et la réponse gratuite aux consultations des entreprises. Voir la page comparatifs pour le détail éditeur par éditeur.
Ce que Corsala ne fait pas
Corsala ne trace pas les déchets, ne calcule pas de tonnage, ne remplace pas votre diagnostic avant démolition et ne dimensionne aucun étaiement. La saisie du bon d'intervention exige du réseau, ce que certains sous-sols n'offrent pas.
Commencer sur votre prochain curage
Photographiez l'état initial du prochain chantier, dictez le devis dans la voiture et gardez les photos au bon endroit. Ouvrez votre espace gratuit ; si vous voulez voir avant, une démo sur un dossier de chantier est possible.