Glossaire du bâtiment

Sous-traitance :
confier une partie d'un marché à une autre entreprise

Mis à jour le Lecture : 4 min

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Définition

La sous-traitance consiste, pour une entreprise qui détient un marché, à charger une autre entreprise de réaliser une partie des travaux, sans cesser d'en répondre seule devant son client. Le sous-traitant n'a de contrat qu'avec elle. Le cadre légal est la loi du 31 décembre 1975 (n° 75-1334) sur la sous-traitance ; le détail se lit sur Légifrance.

Plusieurs règles en découlent. L'entreprise principale doit faire accepter chaque sous-traitant par le maître d'ouvrage, qui agrée aussi ses conditions de paiement. Dans les marchés privés, elle doit garantir le paiement du sous-traitant par une caution bancaire ou une délégation de paiement, faute de quoi le contrat de sous-traitance s'expose à la nullité. Un sous-traitant accepté dispose de l'action directe contre le maître d'ouvrage si l'entreprise principale est défaillante. Dans les marchés publics, le paiement direct du sous-traitant s'applique.

La sous-traitance se distingue de la cotraitance, de la fourniture de produits standard et de la simple prestation de service. Elle appelle aussi des vérifications : attestation de vigilance, assurances, autoliquidation de la TVA pour les travaux de construction.

À ne pas confondre

  • Sous-traitant et fournisseur : le fournisseur vend un produit standard ; le sous-traitant exécute un travail conçu pour le chantier.
  • Sous-traitance et intérim : en intérim, une entreprise met du personnel à disposition ; en sous-traitance, elle confie un résultat.
  • Sous-traitant de rang 1 et de rang 2 : le sous-traitant d'un sous-traitant est possible, sous les mêmes conditions d'acceptation.

À quoi ça sert

  • Étendre les compétences d'une entreprise sans embaucher pour chaque métier.
  • Absorber les pointes d'activité avec des partenaires de confiance.
  • Proposer un contrat unique à un client, comme le fait une entreprise TCE.
  • Accéder à des qualifications que l'on n'a pas en propre.

Exemple concret

Une entreprise TCE, titulaire d'un marché de 90 000 € HT, sous-traite la plomberie pour 14 200 € HT (illustration) :

ÉtapePièce ou action
Consultation de trois plombiersComparatif des offres
Choix du plombierLettre d'attribution
Information du clientDemande d'acceptation du sous-traitant et d'agrément des conditions de paiement
ContratContrat de sous-traitance écrit
Garantie de paiementCaution bancaire ou délégation de paiement
VérificationsKbis, assurances, attestation de vigilance
FacturationFacture hors TVA avec la mention « Autoliquidation »

Chaque étape protège l'une des parties : l'entreprise principale devant son client, le plombier devant un impayé, le client devant une présence non déclarée.

Erreurs fréquentes

  • Faire travailler un sous-traitant non accepté, sans informer le maître d'ouvrage.
  • Ne pas écrire de contrat de sous-traitance : prix, délais, assurances et pénalités restent flous.
  • Oublier la garantie de paiement du sous-traitant dans un marché privé.
  • Ne pas vérifier les attestations : assurance, vigilance, Kbis.
  • Appliquer la TVA par erreur au lieu de l'autoliquidation.
  • Faire porter au sous-traitant des délais ou des pénalités que l'entreprise principale n'a pas elle-même tenus.

Dans Corsala

Corsala prépare la sous-traitance en amont : vous consultez vos sous-traitants, vous comparez leurs offres et l'attribution génère le bon de commande, déposé dans l'espace de l'entreprise retenue ; sa signature se fait hors de Corsala. L'espace de l'entreprise consultée donne accès aux plans, au planning, aux commandes et aux factures. Sur une facture de sous-traitant reçue en France, un réglage manuel permet de la marquer en autoliquidation : la TVA est recalculée. Corsala ne rédige pas le contrat de sous-traitance, ni la caution, ni la demande d'acceptation au maître d'ouvrage : ces pièces restent à votre charge. Corsala ne gère pas non plus le paiement direct du sous-traitant : gardez votre outil pour cela. Voir la consultation des sous-traitants.

Nos clients

Ils pilotent leur activité
avec Corsala

Des entreprises du bâtiment, à Paris comme à Dubaï, qui ont remplacé leurs fichiers, leurs relances et leurs appels perdus par un seul dossier partagé.

HomeRevRénovation haut de gammeParis, Dubaï, Abu Dhabi

Toute l'activité, dans les deux pays, dans un seul outil : la demande arrive du site, le devis est dicté en sortant du rendez-vous, le client le signe depuis un lien, le chantier s'ouvre le jour même et le portail tient le client informé jusqu'à la facture.

Twin CleanersNettoyageDubaï

Des contrats récurrents qui tournent seuls : passages planifiés, bons d'intervention signés sur le téléphone, factures préparées à chaque échéance, plus aucun passage oublié.

Faites la même preuve sur votre propre dossier : le CRM est gratuit, seule l'IA se paie au jeton.

Questions

Questions fréquentes,
réponses directes.

En quoi consiste la sous-traitance dans le bâtiment ?
C'est le fait, pour une entreprise qui a conclu un marché avec un client, de confier à une autre entreprise l'exécution d'une partie des travaux. L'entreprise principale reste responsable envers le client ; le sous-traitant n'a pas de contrat avec lui. Une entreprise TCE sous-traite par exemple la plomberie ou l'électricité.
Quelle différence entre sous-traitance et cotraitance ?
En sous-traitance, seule l'entreprise principale contracte avec le maître d'ouvrage et le sous-traitant dépend d'elle. En cotraitance, plusieurs entreprises contractent chacune avec le client, ou ensemble dans un groupement, sans lien de subordination entre elles. Les conséquences diffèrent : responsabilité, paiement, TVA.
Le maître d'ouvrage doit-il accepter le sous-traitant ?
Oui. La loi impose à l'entreprise principale de faire accepter chaque sous-traitant par le maître d'ouvrage, qui doit aussi agréer les conditions de paiement prévues. Un sous-traitant non accepté ne bénéficie pas de l'action directe. Le maître d'ouvrage qui constate sa présence doit mettre l'entreprise principale en demeure de régulariser.
Qu'est-ce que l'action directe du sous-traitant ?
C'est le droit, pour un sous-traitant accepté, de réclamer son paiement directement au maître d'ouvrage si l'entreprise principale est défaillante, après une mise en demeure restée sans effet. Elle protège le sous-traitant, mais elle ne porte que sur les sommes que le maître d'ouvrage doit encore à l'entreprise principale.
Quelles attestations demander à un sous-traitant ?
Un extrait Kbis récent, l'attestation d'assurance de responsabilité décennale et de responsabilité civile en cours de validité, l'attestation de vigilance de l'URSSAF, renouvelée tous les six mois, et les attestations de régularité fiscale selon les cas. Ces vérifications s'imposent au donneur d'ordre au-delà d'un montant fixé par décret.

Une autre question ? Posez-la à Lia, l'assistante de Corsala, ou demandez une démo.

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